Beauté

Chirurgie esthétique : qu'est-ce qu'un lifting healthy ?

by Annabel MacGowan
09.04.2018
“Docteur, refaites-moi une beauté” est une phrase qui revient souvent lors de la consultation initiale pour un lifting. Car, au-delà du rajeunissement, les femmes recherchent un bel équilibre des volumes, des lignes nettes, et surtout un coup de frais au look naturel.

Nouvelle tendance, le healthy lift

Cette quête de naturel est en phase avec les dernières techniques, plus soft, en chirurgie et médecine esthétique. Et les nouveaux gestes allégés ou dissociés sont en adéquation avec la demande de "biolift", un concept total où l’on associe greffe de nano-fat, PRP et séances de LED. "Les femmes sont plus que jamais à la recherche d’une réharmonisation", déclare le docteur Nicolas Georgieu, chirurgien plasticien à Bayonne et fondateur d’Aesthética, un congrès qui rassemble toutes les disciplines en esthétique médicale et en chirurgie plastique pour croiser recherches et protocoles innovants. Autre tendance, le refus de la "gêne sociale", c’est-à-dire l’aspect visible d’un gros lifting. Les femmes préfèrent retoquer leur visage petit à petit plutôt que de faire la totale. "Les patientes demandent une hospitalisation courte ou en ambulatoire, et ne veulent ni avoir l’air d’avoir trop rajeuni ni recevoir des compliments sur leur lift", résume le docteur Georgieu. La recherche de naturel s’étendrait donc à la phase post-opératoire, qui comprend aussi l’allègement anesthésique puisque, aujourd’hui, les procédures sont souvent faites sous neuroleptiques et anesthésie locale de la face. Sous anesthésie générale, l’éviction sociale se situe entre deux et trois semaines ; sous neuroleptiques, de huit à dix jours pour un résultat final à un mois au lieu de trois.

"Je conseille à mes patientes de ne pas rechercher le rajeunissement à tout prix, qui finalement est visible et peu naturel, car il entraîne un décalage avec le reste du corps", remarque le docteur Nicolas Georgieu.

"Plus que la jeunesse, c'est l'harmonie des traits en adéquation avec la personnalité de la patiente qu'il faut réussir. Il n'y a pas d'âge idéal pour un lifting. Le meilleur moment, c'est quand les femmes ne supportent plus leur image dans le miroir."
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Restauration des volumes et remise en tension

La peau est décollée au minimum au niveau de la joue, soit entre 2 et 4 centimètres. Le parcours de l’incision débute devant l’oreille, qu’elle va contourner pour se terminer dans le cuir chevelu. Le repositionnement des muscles et des tissus graisseux à leur bonne place est effectué à l’aide de fils chirurgicaux spécifiquement conçus pour la remise en tension. "Le fait de réamarrer les ligaments et les fascias sur le bas du visage remet l’ovale et le cou en tension. On peut compléter par un lipofilling qui nourrit et revascularise la peau."

La durée de l’acte est raccourcie, entre une heure et demie et deux heures. Une séance de PRP deux semaines avant et quatre semaines après aidera la peau à se régénérer et à mieux cicatriser. Pour diminuer l’œdème, un drainage lymphatique est effectué trois jours après l’opération, que l’on peut coupler avec des séances de LED à visée apaisante et cicatrisante.

"Plus que la jeunesse, c’est l’harmonie des traits en adéquation avec la personnalité de la patiente qu’il faut réussir. Il n’y a pas d’âge idéal pour un lifting. Le meilleur moment, c’est quand les femmes ne supportent plus leur image dans le miroir." Dernier conseil du chirurgien : "Un lifting, ça s’entretient. Je n’effectue d’ailleurs que rarement une seconde intervention sur mes propres patientes."

Prix : à partir de 5 600€.

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