Beauté

Non, l'anti-âge n'est pas une medecine de riches

Présidente et cofondatrice d’Euromedicom, société leader en organisation de congrès consacrés à l’anti-âge et à la médecine esthétique et réparatrice, Catherine Decuyper est au cœur de l’actualité du secteur. Elle fait le point sur cette récente spécialité qu’est le “vieillissement durable”, sur les tendances, les découvertes… et nous livre ses conseils pour rester jeune, belle et en forme. Parole de pro.

Pourquoi l’anti-âge est-il devenu une préoccupation majeure, là où, il y a encore quelques années, on se contentait de réparer l’outrage des ans ? 

Catherine Decuyper: Nombreux sont les quadras et les jeunes seniors qui veulent donner de la vie aux années et non pas le contraire. Le maître mot, c’est la prévention. Bien manger, faire de l’exercice, entretenir son cerveau, réduire le stress et, surtout, avoir un bon sommeil. La prévention de base, on peut et on doit la faire seul. Au stade supérieur, les déficits hormonaux se compensent avec un traitement substitutif.

 

 

À partir d’un certain stade de déséquilibre, il est recommandé de voir un médecin anti-âge. Or ils sont rares, et les consultations et analyses sont chères. Pourquoi ?

C’est une spécialité difficile qui demande beaucoup de connaissances. La consultation dure deux heures et donc n’est pas rentable, contrairement à ce que l’on croit. Plus on fera appel à cette discipline, plus les prix baisseront, et les appareils d’analyse seront amortis plus vite. Il faut différencier la médecine esthétique de la médecine anti-âge, même si elles sont complémentaires. À choisir, mieux vaut investir dans une consultation anti-âge.

 

 

Quelles sont les dernières tendances du secteur ? 

Nous assistons à un renouveau de la chirurgie, et le lifting d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui d’hier. On fait dans le mini-invasif, au résultat plus naturel et avec moins de suites sociales. Certains actes sont faits en ambulatoire avec des anesthésies allégées. L’injection de graisse autologue complète formidablement bien l’acte. En cosmétique, Universkin customise ses sérums selon le problème cutané, et les produits sont d’un très bon rapport qualité-prix. Autre nouveauté intéressante, l’appareil Cellfina, qui traite durablement la cellulite à capitons.

 

 

Quelle est la discipline la plus prometteuse et qui vous enthousiasme le plus ?

La gynécologie réparatrice et esthétique, un domaine tabou pendant longtemps. Les femmes étaient seules avec leurs souffrances et il n’y avait presque rien pour les soulager. Aujourd’hui, elles ne sont plus isolées, il y a enfin des traitements. Ce n’est pas que du confort ou de l’esthétique, c’est de la véritable médecine réparatrice qui prend en charge les troubles post-partum et de la ménopause, et qui aide la femme à rester jeune et désirable. Car la jeunesse, c’est aussi la jeunesse sexuelle. Pour moi, c’est la plus belle des avancées.

 

 

Selon vous, quand doit-on commencer à faire des petits gestes ou à consulter un spécialiste anti-âge ?

 

On constate un rajeunissement de la patientèle en esthétique et en préventif. Je pense que l’on doit commencer quand le besoin se fait ressentir. Lorsqu’on commence à ne plus accepter l’image que nous renvoie le miroir le matin et qu’on se soulève les tempes, le moment est venu. Si on constate de manière plus ou moins chronique des troubles du sommeil, de l’irritabilité, de la tristesse, du spleen, une fatigue sans raison, il est temps de consulter un médecin anti-âge et de faire un bilan. Bien vieillir, c’est à la fois à l’intérieur et à l’extérieur.

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Catherine Decuyper.

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