Hommes

Comment s'habiller pour rentrer en club ?

by Felix Besson
13.02.2017
Le night-système parisien peut se vanter d’être l’un des plus sélects au monde. Les lourdes portes des clubs les plus courus de la capitale ne s’ouvrent qu’à condition de formuler la bonne diatribe, autant verbale qu’esthétique. Pour la tchatche, on vous laisse chercher. Mais pour la silhouette, l’Officiel Hommes s’est permis de demander aux doormen des clubs les plus en vue leurs conseils avisés. A suivre de (très) près.

Il est 1h38, un samedi matin, très très tôt. Après avoir écumé les bars, terrasses, englouti des litres de vin, cocktails et spiritueux en tous genres, vous être délestés des amis coincés ou tout simplement en couple, et vous partez à la conquête des meilleurs dance-floors de la capitale. Fringant mais pas trop, sûr de vous, ça oui, et l'esprit résolument aventureux. Allant même jusqu'à élaborer des stratégies alambiquées pour rentrer dans les sanctuaires du cool dont les codes vous sont (encore) inconnus.

"Même s'il a été client, je vous déconseille de venir avec Donald Trump (avec ou sans sa cravate rouge)." Stéphane C. - Les Bains

Car oui, la nuit parisienne comporte son lot de surprises et un lexique vestimentaire bien à elle. Loin, bien loin des robes-mouchoir et talons de 15cm que l'on se permet de sortir à Londres, de la silhouette confortable des rave-parties berlinoises ou de la cocktail dress étincelante prônée à New-York, les clubbers parisiens ont fait de leur unicité leur point fort. En fonction des endroits, des ambiances, des DJ et du prix TTC du gin tonic, la foule se transforme, troque ses derbies vernies pour des AirMax TN, sa chemise Oxford pour un t-shirt Fruit of The Loom. Faut-il dans ce cas dresser la cartographie du "où porter quoi" ? Ce serait trop facile.

En écumant les clubs, vous vous rendrez compte que l'apparence ne compte pas (beaucoup) lorsque vous êtes un habitué des lieux. Une bise au doorman et la porte s'ouvre d'elle-même. Et pas la peine d'en faire des tonnes pour essayer d'impressionner la foule. "Tu pourrais habiller qui tu veux en Givenchy, Courrèges ou Vêtements, il y a toujours des gens qui porteront mieux du Celio Club" assure Adrien, directeur artistique du club Le Carmen. Encore plus pour la gente masculine, qui n'a pas le nombre de possibilités vestimentaires du sexe opposé : "Concernant les hommes c’est une question d’attitude." confirme Stéphane C., le physio des Bains.

Et même dans les quartiers les plus bling, on ne sort (presque) plus habillés comme une voiture volée : "Pas de dresscode" au Raspoutine nous explique Amar, gardien de la célèbre antre du jet-setter made in Paris 8, " certains viendront avec leur chic et leur élégance naturelle, d’autre seront un peu plus rock.". L'époque Cathy Guetta est bel et bien révolue. 15 ans après la folie des années 2000, de la logomania et du flambage abusif, la nuit s'est calmée, presque aseptisée, l'attitude est devenue plus importante que le style en lui-même. Le parisien hédoniste sort pour "kiffer", danser au rythme de son DJ préféré ou simplement profiter de la liberté que lui offre la pénombre des salles survoltées. "Pas flamboyant, plutôt arty" aux Bains, "looké quelque soit le style" au Jangal, petit dernier du groupe Noctis qui réveille le quartier de l'Opéra grâce à son line-up démentiel. Il faut croire que l'un des milieux les plus superficiels d'apparence s'est humanisé, et laisse la vraie personnalité des couche-tards s'exprimer sous les spotlights. Et c'est tant mieux. 

Raspoutine, 58 rue de Bassano, Paris 8.
www.raspoutine.com

Les Bains, 7 rue du Bourg l'Abbé, Paris 3.
www.lesbains-paris.com

Le Carmen, 34 rue Duperré, Paris 9.
www.le-carmen.fr

Jangal, 5 avenue de l'Opéra, Paris 1.
www.jangalparis.com

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