Femmes

Diane Ducasse : "On m'a souvent surnommée Dada"

Une mode à la fois minimale, dadaïste et made in Paris ? C’est le pari relevé par Diane Ducasse, germanopratine hyperactive, formée à l’école Vincent Darré, qui excelle aujourd’hui dans le costume androgyne – mais pas que.
Reading time 2 minutes

Enfant, étiez-vous sensible à la mode ?

Inconsciemment. J’aimais à m’habiller différemment de mes camarades, parfois ils se moquaient. Je dessinais beaucoup, aussi. Dans ma famille, les femmes sont très artistes.

Quel est votre parcours ?

Je me suis cherchée ! J’ai voulu faire du sport, puis des sciences… Après mon bac S, j’ai intégré une prépa HEC, mais j’ai dû arrêter à cause de problèmes de santé. Puis je suis partie à New York pour être jeune fille au pair. C’est là que l’on m’a parlé du Studio Berçot et que j’ai recommencé à dessiner. Je me suis dit : “Le stylisme, pourquoi pas ?”

"Je me suis cherchée ! J'ai voulu faire du sport, puis des sciences..."

Qui se cache derrière Da/Da ?

Dès le départ, j’ai pensé à Frida Kahlo, à Gala Dalí, à ces femmes qui avaient des “da” dans leur nom et qui osaient s’habiller chez l’homme. George Sand, aussi. Et puis on m’a souvent surnommée “Dada”.

D’où vient votre style ?

Je pars souvent de pièces vintage masculines : des vieux gilets de jardinier, des costumes anciens… Avec Da/Da, je voulais créer un vêtement de femme aussi bien coupé qu’un vêtement d’homme. Je ne me sens pas créatrice ou artiste, je fais des vêtements pour qu’ils soient portés. Avec un twist.

Une personnalité qui vous inspire ?

Yohji Yamamoto.

/

Articles associés

Recommandé pour vous