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Louis Vuitton : les 5 choses à retenir du défilé automne-hiver 2020-2021

C’est une nouvelle fois au cœur de la Cour Carré du Louvre que Nicolas Ghesquière présentait sa collection automne-hiver 2020-2021 pour Louis Vuitton. Un show faisant la part belle au clash des époques, rythmé par une chorale qui se produisait en live. Voici les 5 choses qu’il fallait en retenir.
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© Louis Vuitton

Le set

Comme lors du défilé printemps-été 2020, Nicolas Ghesquière a misé sur un set épuré. Le twist cette saison ? Il reproduisait une grande scène de théâtre où les invités étaient les personnages de ce moment. Le mystère règne, tandis que dans la tribune, se manifeste le passé. Dans les gradins, le présent. Et sur le podium, un futur proche... Détail non négligeable : comme lors du dernier show, une structure louée en verre recouvrait le décor composé de bois et de Valchromat certifiés 100% PEFC et issus de forêts gérées durablement en France. L’intégralité́ des éléments de décor en bois sera donnée pour réemploi à différentes associations en France.

Les costumes historiques façon Stanley Kubrick

Tandis que le clash des temps faisait son œuvre sur le podium, la tribune, elle, étaient composée de 200 personnages historiques dont les costumes ont été créés spécialement pour l’occasion par Milena Canonero, costumière de Stanley Kubrick, qui a travaillé sur Orange Mécanique, Barry Lyndon et Shining. Ces 200 personnages allaient du XVe siècle à 1950. Puis, il y a la musique. Composée par Woodkid et Bryce Dessner, ils ont eux-mêmes été chargés de travailler sur ce clash des temps. La pièce s’appelle "Three hundred and twenty", le nombre d’années entre les différents mouvements qui sont références dans cette musique baroque dans laquelle il a injecté une musique minimaliste et répétitive. Ils ont exhumé Nicolas de Grigny, compositeur contemporain de Bach, qui n’a pas été reconnu par ses pairs et qui n’a jamais pu jouer au Louvre. Pour ce show Louis Vuitton, des siècles plus tard, enfin, il a pu se produire.

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L’anachronisme comme mot d’ordre

"La notion du temps est primordiale dans la mode. Je voulais que des époques puissent en regarder une autre, la nôtre. Tous ces passés, incarnés par cette tribune de personnages en costumes historiques sont dans le même temps présent que nous." C’est avec ces mots que Nicolas Ghesquière décrit l’inspiration qui se cache derrière cette collection. En mélangeant les époques, faisant des associations étranges, assumant des détournements, allant de l’ancien au nouveau et de l’inédit au patrimonial, le créateur a voulu faire de l’anachronisme une attitude, invitant les femmes à s’habiller sans protocole. Une façon de mettre l’accent sur la personnalité de chacun avec comme résultat, du "tuning vestimentaire" et des anti-total looks.

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Les accessoires tunés

Côté accessoires, Nicolas Ghesquière réinvente le Keepall, pur, ancien avec sa belle patine qu’il prend avec le temps, customisé pour l’occasion avec une nouvelle sangle. Il y avait également des petites besaces, des mini-cabas et des étranges minaudières carénées. Les chaussures illustrent aussi un champs assez libre : les boots sont revisitées, tandis que les escarpins à bouts métallisés sont envisagés comme des jantes de voitures "tunées."

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Le front row étoilé

Florence Pugh, Alicia Vikander, Léa Seydoux, Emma Chamberlain… Toutes les ambassadrices de la Maison Vuitton s’étaient données rendez-vous en front row du show.

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