Beauté

Le futur de la beauté selon Rina Sawayama

La chanteuse, actrice et mannequin nippo-britannique Rina Sawayama rejoint le Mercedes-Benz collective aux côtés de Jazzelle Zanaughtti, Lena Waithe et Samuel Ross. Sa mission ? Questionner les standards de beauté pour mieux les rompre et célébrer l'expression de soi. Rencontre.
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Parlez-nous du projet #MBcollective — comment avez-vous réagi lorsque Mercedes-Benz vous a invitée à rejoindre Jazzelle Zanaughtti, Lena Waithe et Samuel Ross ?
L'équipe de Mercedes-Benz m'a approchée en janvier dernier et m'a proposée de travailler en collaboration avec d'autres talents. En voyant leurs profils, j'ai immédiatement accepté. Il s'agissait, pour la plupart, d'artistes que je suivais depuis longtemps et avec qui j'avais envie de travailler. 
 

Pourquoi avez-vous choisi la réinvention de la beauté comme sujet de votre "How To" ?
J'avais plusieurs idées en tête mais, étant donné mon approche assez expérimentale du style, le sujet de la beauté s'est imposé comme un choix naturel.
 

Comment définiriez-vous la notion de beauté ?
Tout dépend du moment. Sur scène, la beauté est une sorte de performance pour moi, l'exécution d'un concept. Mais, je peux aussi avoir des maquillages plus sophistiqués, très figés, comme ceux que l'on voit sur les concours de beauté. Je ne crois pas aux idées "classiques" de la beauté, chaque femme détient une forme de beauté unique. Les gens beaux sont en harmonie avec eux-même... en ce sens, on peut dire que la sagesse est une forme de beauté.
 

Et dans votre métier ?
Pour moi, une chanson est satisfaisante si je peux imaginer le clip vidéo. Pour mon prochain projet musical, je vais co-réaliser beaucoup de vidéos car j'ai un personnage et un récit clair en tête. Je dessine le storyboard et le soumets à différents réalisateurs pour trouver le bon. À la fin, cela doit être quelque chose de significatif pour moi.
 

Avez-vous déjà pensé à vous lancer dans la mode ?
J'adorerai collaborer avec une maison comme GmBH, Versace ou Mugler, ou — dans une catégorie plus fast-fashion — avec le label Uniqlo. J'apporterai un sens durable à mon travail en créant des collections réalisées à base de matériaux recyclés. Le respect de la planète est un enjeu très important pour moi. 
 

Racontez-nous votre processus de création avec les maquilleurs et hair-stylists Cupidon, Lyle Reimer, Sweet Mutuals et Evanie Frausto.
Ils avaient déjà anticipé ce qu'ils voulaient faire avec moi, je les ai simplement laissé faire ce qu'ils font de mieux. C'est évidemment une question de confiance mutuelle. Certaines personnes peuvent être gênées par leur apparence sur une photo. Aujourd'hui, je ne vois pas beaucoup de maquillage extravagant sur les défilés et trouve cela dommage — les mannequins et leurs agences tiennent trop à ce qu’elles soient jolies et identifiables, peut-être est-ce dû aux réseaux sociaux. J'aime quand la youth culture influence les médias, les tendances et les grandes marques.
 

Comment espérez-vous que votre travail change la perception de la beauté au sein de la société ?
Je pense qu'il est indispensable de prendre le métier au sérieux sans devenir snob. Il faut avoir un grand respect pour l’image mais pouvoir s’en séparer. J'aime casser les stéréotypes de "la femme d'origine japonaise". Il y a une vision occidentale de ce que devrait être la beauté d'une femme japonaise, très "manga", et ce n'est pas qui je suis... Les normes sont véritablement en train de changer. 
 

Que pensez-vous de l'avenir des standards de beauté ?
Je pense que le monde devient de plus en plus créatif. En regardant simplement les tutoriels sur YouTube, il y en a pour tous les goûts. Je pense qu'il est important de ne pas prendre sa beauté au sérieux et d'oser. Grâce à la normalisation du féminisme, le concept de beauté évolue. Nous ne pensons plus que nous devons être jolies pour impressionner qui que ce soit.
 

Quelle a été votre partie préférée du #MBcollective ?
Travailler avec la marque Mercedes-Benz. Ils démontrent un grand respect pour les artistes et leur octroient une grande liberté. C'est génial. Je suis heureuse d'avoir pu rencontrer les artistes en personne.
 

Quel a été un moment décisif dans votre carrière jusqu'à présent ?
Je me pince encore tous les jours, je ne peux pas croire qu’aller au studio et écrire de la musique fasse partie de mon job. Cela dit, être reconnue me rend parfois un peu inquiète. Pour moi, tout est question de travail et de rencontres, j'adore les phases de création d'un projet, qu'il soit personnel ou collectif... Penser à des concepts, imaginer un storyboard et tout ce qui gravite autour de la création pure — voilà ce qui me fait vibrer. 

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