PHILANTHROPIE

André Saraiva : "En tant qu'artiste, s'engager est inéluctable"

Artiste et chef d'entreprise, André nous parle des combats qui animent son quotidien.
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Vous soutenez le collectif Skateroom, expliquez-nous en quoi consiste leur travail ? 

André Saraiva : Skateroom, c'est une initiative qui fabrique des skateboards en collaboration avec des artistes et qui réutilise les bénéfices générés par chacune des ventes pour soutenir différentes causes comme la création d'écoles de skateboard ou la construction de skate parcs dans les pays pauvres. J'ai collaboré sur l'une d'entre elles a en Angola : en parallèle de l'installation du skate parc, le premier du pays, il y a aussi eu un programme d'éducation pour accompagner les enfants du quartier, leur permettre d'avoir une activité physique et une passion. Ma participation était avant tout artistique puisque j'ai collaboré pour la création de planches, mais on peut dire que mon art a permis de changer la vie d'enfants angolais. 


Combien de fonds avez-vous réussi à récolter ? 

En tout, nous avons pu recueillir près de 30,000 euros. 


Comment avez-vous connu ce programme ? 

Ce sont eux qui m'ont contacté. Il faut savoir qu'en tant qu'artiste, s'engager est inéluctable, nous avons tous un message à diffuser. J'ai été séduit par leur projet et ai accepté de travailler avec eux. 


Soutenez-vous d'autres causes ? 

Énormément, oui. C'est devenu un style de vie, je suis profondément dévoué à l'humain. Par exemple, j'aide des migrants à trouver leur place en France, à trouver un travail, à leur permettre d'exister et de s'armer des mêmes chances que n'importe quel autre être humain. Côté écologie, j'ai supprimé tout le plastique à usage unique de mes établissements : pailles, bouteilles, sacs plastiques... Tous les produits que nous utilisons sont bio et/ou issus de l'agriculture locale, nos déchets sont triés, nous avons changé toutes les ampoules pour du LED... Ce sont plein de petites actions comme ça qui font la différence. 

Comment s'est amorcé ce changement ? 

Très naturellement, parce qu'aujourd'hui, la question écologique est devenue une nécessité. Je n'ai même pas eu besoin de briefer mes équipes, tout le monde était déjà dans la même optique. Notre objectif commun, aujourd'hui, est de réduire au maximum notre impact écologique, même si cela engage d'énormes coûts. 


Quel est votre avis sur les dons astronomiques récoltés pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris ? 

C'est une bonne chose qu'une majorité souhaite financer la reconstruction du patrimoine. Néanmois, il est nécessaire que ces personnes, notamment les grands groupes, considèrent aussi les causes moins "prestigieuses" et y contribuent.

 

@theskateroom
Pour plus d'informations : theskateroom.com/shop

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