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Fendi monte sur le toit

Avec “F is for... Fendi”, la maison de luxe italienne a instauré un dialogue offline et online avec la jeune génération. Et s’est positionnée dans la course aux millennials.“Doodling Fendi Roma”, dernier opus produit et orchestré par la marque, force un peu plus le trait.
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Lancée en février 2017, “F is for... Fendi” est une plate-forme numérique de communication communautaire permettant à la marque italienne d’offrir un nouveau format média à la jeune génération. Et donc de parler la même langue avec ses futurs clients. Plus précisément, ce “digital hub” indépendant et créatif est chargé de faire le lien entre l’univers purement mode et d’autres champs artistiques, comme la musique ou l’art contemporain. Une sorte de laboratoire qui met en actes ce mantra: “Concevoir, créer et faire partager des expériences online et offline personnelles et uniques avec la jeune génération du monde entier.” Si tant est que la jeune génération respecte l’ADN de la marque et en fasse bien évidemment sa promotion.

À l’exemple de Sam Cox, aka Mr Doodle, troisième artiste en date convié à être filmé et à performer sur le toit-terrasse du quartier général romain de Fendi. Qui ne connaît pas l’illustrateur londonien à succès de 25 ans, ou au moins ses réalisations (il possède depuis plusieurs années

déjà une fâcheuse mais talentueuse tendance à “doodliser” tout ce qui lui passe sous le marqueur, que ce soient des murs, des immeubles, des meubles, des véhicules...) a forcément plus de 30 ans. Ce petit prince du street art bien en phase avec les millennials a donc relevé le défi lancé par Fendi : pratiquer sur place – en 48 heures de performance et à raison de quatre marqueurs par jour – une incontinente création qu’il définit lui-même comme “Obsessive Compulsive Drawing”, dessinant en noir et jaune personnage après personnage, avant de les faire tous se connecter ensemble, au millimètre près. “Doodliser, c’est toujours sympa, reconnaît-il, mais doodliser sur ce roof-top, c’était incroyable !” La rumeur dit d’ailleurs qu’il a largement outrepassé la surface qui lui était impartie (un comptoir en verre miroir) pour déborder sur le toit, puis à l’intérieur du bâtiment, le Palazzo della Civiltà Italiana. Sans oublier un sac “Peekaboo”, best-seller Fendi, qui a eu droit lui aussi à une sauvage customisation. Impératifs commerciaux obligent.

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