Horlogerie

Voici la nouvelle montre de Ferrari et Hublot

by Bertrand Waldbillig
21.02.2017
Bien que très courtisée, Ferrari n’a jamais fait preuve d’une grande fidélité en matière de partenariat horloger. Mais depuis que son chemin a croisé celui d’Hublot en 2012, la plus célèbre des voitures de sport file le parfait amour avec la marque suisse.

Présentée à Maranello  fin 2016, la nouvelle "Big Bang Ferrari" est désormais disponible. Un chronographe en édition limitée qui porte la patte de Flavio Manzoni, le discret et talentueux designer de la marque au cheval cabré.

Côté cadran, le compteur des minutes à 3 heures rappelle le compte-tours de la voiture tandis que la date s’inspire de l’esthétique du guichet de sélecteur de vitesse. Le légendaire "cavallino rampante" s’affiche à 6 heures, tandis qu’à 9 heures, le compteur des secondes reprend la silhouette des extracteurs d’air. 

Côté boîtier, les contours de la lunette ont été redessinés et sont marqués d’une découpe au niveau des six vis. Des modifications subtiles mais qui viennent renforcer le caractère de l’ensemble.

Les designers ont particulièrement soigné les profils de la montre. Côté couronne, les poussoirs sont de forme allongée tandis que le protège-couronne est mieux intégré visuellement et plus ergonomique. 

Comme sur les moteurs Ferrari, le nom de la marque italienne s’écrit en toutes lettres – et en rouge – sur l’autre profil. Du rouge que l’on retrouve par petites touches un peu partout, jusqu’aux surpiqûres du bracelet. Ce dernier est interchangeable. 

Premier calibre manufacture de Hublot, le mouvement Unico est apparu en 2009 dans la collection "King Power". 

La première "Big Bang" à en être équipée, trois ans plus tard, était déjà une série limitée Ferrari. Ultra-contemporain dans sa conception comme dans son allure, le mouvement Unico se caractérise par une fonction chronographe flyyback, une roue à colonnes visible côté cadran et une réserve de marche plus que respectable de 72 heures. 

La masse oscillante s’inspire d’une jante Ferrari à cinq branches. Pour lui permettre de tourner sur elle-même, cette masse est plus lourde d’un côté. Mais c’est invisible. 

Il existe trois versions, en 45 mm de diamètre : celle en titane est limitée à 1 000 exemplaires tandis que celles en King Gold et Carbone Unidirectionnel– deux matériaux exclusifs Hublot – ont été éditées chacune à 500 exemplaires. 

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"Big Bang Ferrari", de Hublot. À partir de 25 900 € pour la version titane. www.hublot.com

24 Heures Chrono 

Flavio Manzoni dirige le design chez Ferrari depuis 2010. On lui doit, entre autres, la FF et LaFerrari. En 2014, il reçoit le Compasso d’Oro, la plus prestigieuse récompense du design transalpin, pour son travail sur la F12 Berlinetta. Cet architecte de formation, pianiste à ses heures, est aussi un grand amateur de montres. 

L’Optimum : Comment envisagez- vous le dessin d’une montre ? Flavio Manzoni : Ce genre d’exercice est une comme une grande bouffée d’air frais ! Cela nous permet de concrétiser notre conception pluridisciplinaire du design chez Ferrari. Nos sources d’inspiration sont multiples, et vont de la musique classique à l’architecture en passant par l’horlogerie, bien sûr. Je suis moi-même un passionné de montres, et quand j’étais plus jeune, il m’arrivait souvent d’en dessiner. 

Que partagent une Ferrari
et une montre Hublot ?

Une approche commune dans la quête de l’innovation et de la performance ultime. Bien sûr, la création d’une montre ou d’une voiture obéit à deux démarches différentes, mais les similitudes existent dans l’art de sublimer la mécanique. Comme le mouvement de la "Big Bang" se laisse admirer à travers les verres saphir, la lunette arrière de la 488 GTB fait o ce de vitrine pour son extraordinaire V8. 

Les montres puisent l’inspiration du côté de l’automobile, l’inverse est-il possible ?
Oui. Mais d’une façon plus subtile. Lorsqu’on observe un mouvement comme l’Unico de Hublot, sa construction, ses finitions... cela donne des idées. Car chez Ferrari, nous apportons beaucoup de soin à la présentation des moteurs. Celui de la 488 GTB représente à lui seul un an de travail, ici au bureau de design.

 

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