Hommes

Dans le bureau d'Andrea Rosso

by Anne Gaffié
13.04.2018
Son bureau ressemble à un trésor sauvé du naufrage annoncé de notre civilisation contemporaine, ou quelque chose dans le genre. Curieux, passionné de vintage, soucieux de développement durable, le fils du fondateur de Diesel a fait de sa jeune marque Myar une croisade à part. Mot d’ordre ? “A modern view from the past”. Dont acte : il redonne une seconde vie aux pièces militaires qu’il chine et recycle, entre savoir-faire tailleur et haute technologie.

Sa source d’information

Instagram, qui devient doucement mais sûrement son journal quotidien, des nouvelles du monde au design graphique !

Son bureau

Celui qu’il occupe à Breganze, au siège de Diesel (où il officie aussi comme directeur artistique des licences, ndlr), au capharnaüm bien maîtrisé.

Une obsession

L’usage quotidien de duck tape, ce ruban adhésif toilé déchirable à la main, qu’il aime coller frénétiquement un peu partout : sur les portes, le sol, les vêtements, le papier...

Son stylo idéal

Un Fabric Marker. Il en possède de toutes les couleurs.

Sa dernière acquisition

Une épreuve photo par Ari Versluis et Ellie Uyttenbroek, du collectif Exactitudes, qui, depuis 1994, portraitisent leurs concitoyens hollandais, vus comme autant de tribus urbaines (leur travail aurait fortement inspiré la marque Vetements, ndlr).

Sa bibliothèque

Des années de recherche, de la conception graphique à la photographie via le mobilier, et une section militaire, une japonaise...

Son ordinateur

Un MacBook Pro “stické”d’autocollants comme celui d’un ado.

Son trésor

Des piles de vêtements militaires vintage, collectés aux quatre coins du monde et entreposés un peu partout.

Un détail d’importance

Les tampons encreurs, lettres et chiffres, accessoires essentiels de l’univers quotidien chez Myar.

Sa montre

Fictive et immobile, arrêtée à 10 h 55. 

Une ambiance de travail 

Les hangars de logistique du e-commerce Myar.

Sa dernière lecture

The Inevitable, de l’Américain Kevin Kelly, un ouvrage sur l’intelligence artificielle, les médias, les tendances technologiques. “Effrayant, mais plein d’enseignements.”

Son livre de travail 

DPM, Disruptive Pattern Material, sa bible du camouflage ! Un des meilleurs ouvrages consacrés aux imprimés
camo militaire, 944 pages et 5 000 images expliquant leur origine.

Une référence artistique 

Le Japonais Keiichi Tanaami, un des leaders du pop art d’après-guerre, qu’il aime pour son électrique style psychédélique.

Son carnet de travail 

Un cahier à pochettes plastifiées dans lequel il glisse toutes ses inspirations pour sa prochaine collection : matériaux, croquis, tissus...

Un artiste qui l'inspire

Le sculpteur hollandais Ron van der Ende, “l’un des meilleurs pour transcender le bois de récupération en bas-reliefs”. 

 

www.myar.com

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