Femmes

Qui est "Botter", le duo à la tête de Nina Ricci ?

Lauréats ès mode du dernier Festival d'Hyères, adoubés par Haider Ackermann ou encore Tilda Swinton, Lisi Herrebrugh et Rushemy Botter du label "Botter" viennent d'être nommés directeurs artistiques de la maison Nina Ricci, orpheline de créateur depuis le départ de Guillaume Henry. Nous les rencontrions il y a quatre mois, dans les coulisses de la Villa Noailles.
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Quand et comment vous êtes-vous rencontrés ?

Lisi Herrebrugh : Il y a douze ans ! Rushemy et moi, nous avons grandi dans le même quartier, à Amsterdam, nous avons toujours été meilleurs amis. Et puis, à la majorité, nous avons emprunté des chemins différents : Rushemy a intégré la Royal Academy of Arts d’Anvers, moi, le Fashion Institute d’Amsterdam.

Comment est né Botter ?

Lisi Herrebrugh : Tout a commencé en 2016, quand Rushemy a été sélectionné par le collectif VFiles pour défiler à la fashion week de New York. Après ça, nous avons commencé à travailler ensemble, très intensément, sur une collection plus "portable", je dirais… 

Rushemy : Oui, mais nous n’avons jamais perdu de vue notre démarche artistique. Cette année, par exemple, nous avons cherché à faire grandir Botter sans jamais négliger les concepts qui  nous ont toujours tenu à cœur, Lisi et moi. 

Parlez-nous de votre collection, "Fish or Fight ".

Rushemy : Lisi a des origines dominicaines et je suis moi-même né à Curaçao. A chaque moment passé là-bas, nous observons les gens, dans la rue, la manière dont certains artistes peignent sur les murs, mais aussi comment chacun vit, au jour le jour : le pêcheur, le "taxi driver"…

Lisi : Par exemple, l’image du grand-père allant à l’église le dimanche est à l'origine de nos souliers - ces chaussures de banquier en cuir noir que nous avons engluées à des sneakers de "cool kids". Avec, toujours en tête, l’idée de s’émanciper de l’ancienne génération et de prendre son envol.

Rushemy : Il y aussi les foulards en sacs plastiques, les dauphins gonflables, les filets faits vêtements ou accessoires... Tout cet attirail renvoie non seulement à la figure du pêcheur mais aussi à notre volonté de lutter pour la préservation des océans. 

@rushemybotter

Crédits photos, de haut en bas : Adrien Pelletier, Nolwenn Brod, Berivan Dalgali

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