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Isabella Côtier : "J'aime avoir la liberté de faire ce qu'il me plaît"

Illustratrice de talent, elle grandit entre Florence et Londres. De l'Italie, elle a gardé l'amour des charmes solaires et de l'attitude. De Londres, elle tient son coup de crayon affirmé et son sens inné du colorama. C'est pour cette raison qu'Alessandro Michele, directeur artistique de la maison Gucci, l'a invitée à s'exprimer sur une série d'accessoires exclusivement disponibles au Gucci Garden de Florence. Rencontre.

Le courant artistique qui vous inspire ? 

Il n’y en a pas un seul spécifiquement. Je suis toujours inspirée par beaucoup d’artistes différents, parfois contemporains, parfois plus classiques. Samuel Kantorowski, par exemple, qui est incroyable par sa narration et sa patte artistique. Ou Chantal Joffe, que j’admire également beaucoup pour sa manière de retranscrire les portraits. 

 

Ce qui vous lie à la maison Gucci ? 

Le sentiment de liberté créative que me procure mon travail, avoir aussi la liberté de faire ce qui me plait. Je pense qu’Alessandro Michele a transformé cette idée en modèle, et prouve que l’on peut réussir en suivant ses seules envies. C’est énormément inspirant, cette manière de casser les règles. 

 

Vous représentez beaucoup de personnes à travers vos illustrations. Comment choisissez-vous vos « cibles »? 

Je choisis ces personnes de manière très aléatoire. Ce projet a commencé avec une dame que j’ai rencontrée, une ballerine à la retraite. Elle dansait dans un café à Florence, et j’ai eu littéralement le coup de foudre. Elle était incroyable. Après cela, j’ai cherché une suite de personnages uniques et authentiques dont l’attitude véhiculait cette même poésie.  J’aime beaucoup la gestuelle des mains, c’était un critère décisif. 

 

Vous croquez des autochtones dans les rues de Florence pour votre collaboration avec Gucci. Votre spot pour les approcher ?

J’en ai trouvé quelques uns au fur et à mesure. Le marché Sant’Ambrogio par exemple, alla matina, où se concentre tous les autochtones et vrais florentins. C’est un véritable vivier pour mon travail !

 

L’endroit où vous vous sentez le plus à l’aise pour dessiner ? 

N’importe où. Je suis devenue complètement nomade, et à Londres, où je bouge tout le temps, j’ai appris à travailler dans n’importe quelle situation. Dans le train, le bus, dans la rue parfois même. Partout.

 

La mode a-t-elle une grande importance dans votre travail ? 

C’est tellement intéressant de voir la manière dont les gens s’habillent, stylisent leur tenue.   Leurs choix de matières, de coupes, de couleurs. Cela construit leur identité. Et c’est cette identité qui m’intéresse lorsque je les croque.

 

La pièce Gucci qui vous attire le plus ? 

Le sac à main Gucci de ma grand-mère. Inoubliable. 

 

Ce que l’Italie vous inspire ? 

L’attitude des italiens, cette slow-life tellement agréable, et leur manière de prendre leur temps dans chaque tâche qu’ils accomplissent. La lumière, le soleil. Tout le contraire de Londres.

 

Gucci Garden, Piazza della Signoria, 10, 50122 Firenze

www.gucci.com

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