Art

La maison rouge - Fondation Antoine de Galbert

by Yamina Benaï
01.01.2017
Atypique par sa taille, relativement modeste, et la personnalité de son créateur, la Fondation Antoine de Galbert déploie, depuis son ouverture en 2004, une énergique programmation d’expositions portant en creux et en substance de puissants partis pris esthétiques, souvent précurseurs, aux rivages de différentes esthétiques (Berlinde de Bruyckere, Jérôme Zonder, Nicolas Darrot...). À deux ans de la fermeture de la Fondation, (annoncée pour la fin 2018), L’Officiel Art a rencontré Antoine de Galbert et Hervé Di Rosa, invité, durant cet automne-hiver, à investir de sa propre collection et œuvres personnelles les 1 300 mètres carrés de La maison rouge.

Propos recueillis par Yamina Benaï
Portrait par Giasco Bertoli

L’OFFICIEL ART : Votre engagement personnel et financier au sein de La maison rouge confère à votre Fondation une identité spécifique, renforcée par le fait que vous êtes collectionneur et volontairement éloigné des diktats du marché de l’art, – singularité déjà présente dans la programmation de votre galerie d’art à Grenoble. L’exposition que vous consacrez à Hervé Di Rosa, “Plus jamais seul” témoigne de votre liberté.

ANTOINE DE GALBERT : Cette exposition constitue le troisième temps des parcours axés sur les collections d’artistes, après ceux consacrés à Arnulf Rainer (2005) et à Jean-Jacques Lebel (2010). Dans le premier cas il s’agissait d’une monstration sur le mode académique ; dans le second, on naviguait davantage dans un univers que dans une collection, associant les œuvres personnelles de Lebel. Cette nouvelle exposition chemine à travers les œuvres de Di Rosa, en voisinage de ses phénoménales collections de jouets, figurines, personnages de BD, d’objets d’art populaire et modeste, issus des régions du monde où il a séjourné – Mexique, Espagne, Floride, Cameroun, Vietnam, Portugal… Car Hervé Di Rosa, artiste phare de la Figuration libre, est également un collectionneur compulsif. D’ailleurs, apprécies-tu ce mot de “collectionneur” ?

HERVÉ DI ROSA : Moi, ce que je n’aime pas c’est le terme “installation”… mais lorsqu’en 2000, avec Bernard Belluc, j’ai créé le Musée international des arts modestes (Miam) à Sète, c’était un hommage aux collectionneurs de l’étrange, des interstices. Une façon de restituer un regard aux formes d’art marginales, mal-aimées, de questionner le principe même de l’œuvre. Au gré de mes migrations et stations plus ou moins prolongées partout dans le monde, j’ai écumé les marchés, les aéroports… recueilli, et conservé souvent sous blister, un nombre faramineux de jouets. Il y a dans la notion de collectionner, une dimension d’acte psychopathe.

 

Quel point de vue avez-vous adopté dans la monstration de ces objets banals en regard des œuvres de Di Rosa ?

AG : La nouveauté est que nous avons érigé ces objets – qui à l’origine n’appartiennent pas à la sphère de l’art –, en création artistique. C’est ainsi la première fois que l’on montre une accumulation d’objets populaires : piñatas mexicaines, figurines en plastique, colons, enseignes africaines, ex-votos, figures religieuses, etc., nous sommes dans la création.

 

Dans votre exploration du monde, à chacun de vos chantiers de travail vous avez initié une collaboration active avec les créateurs et artisans locaux.

HDR : Le Miam abrite une petite partie de collection permanente, le reste étant une collection temporaire, à savoir les vitrines du co-fondateur qui souhaitait présenter ses collections. Pour ma part, j’ai installé mes collections dans des caravanes afin de pouvoir en disposer à loisir et épargner l’espace du musée. Il y a de nombreux points de vue sur le Miam, le cahier des charges prévoyait, notamment, de revaloriser la création des périphéries qui peinaient à appartenir à des territoires comme l’art populaire. Si le terme d’art populaire était complet, je n’aurais pas eu à inventer une autre appellation. Ces marges contiennent des objets créés de main d’homme, et bien que j’ai été beaucoup influencé par les écrits de Dubuffet, je me suis aperçu qu’il n’allait pas assez loin, ne prenant pas en compte le jouet, la science-fiction... Il est, d’une certaine manière, formaté par l’enseignement académique. Ainsi, au Mexique, j’ai beaucoup travaillé avec les artisans sur les arbres de vie : ces objets vivent par nécessité, j’ai voulu saluer leur présence car je pense qu’ils ont été aussi importants dans ma construction formelle que Matisse, Dubuffet ou Bosch. Il m’a fallu des années pour me rendre compte de cela, et j’ai voulu valoriser mes sources.

 

Quel a été le déclencheur de votre dialogue avec Antoine de Galbert ?

HDR : Je produis des images ou des objets, sortes d’instantanés de la vie qui nous entoure. Tout ceci forme mon style et mes futures images, à la manière d’une formation inconsciente. Depuis des années je connaissais le travail développé par Antoine de Galbert, notamment son attachement à l’art brut, et je l’ai sollicité car je souhaitais faire une exposition sur la scène artistique de Winnipeg, que j’avais eu l’occasion de découvrir en 2009. Cela a donné lieu à “My Winnipeg”, exposition coproduite par le Miam et La maison rouge. D’emblée, Antoine de Galbert a été d’une qualité d’écoute inédite, très réceptif au projet. Mais il n’a pas omis de me préciser que sa collection ne comptait aucune de mes toiles.

AG : Pour moi, Hervé Di Rosa incarnait l’artiste dont il ne fallait pas acheter les œuvres, parce qu’il était déjà trop à la mode.

HDR : A mes yeux, l’idée des arts modestes était bien plus importante que mon propre égo… Et je savais que ce lien entre nous serait très bénéfique au Miam. Antoine de Galbert a ainsi accepté de faire une exposition à La maison rouge sur cette scène canadienne, avec des artistes fort méconnus : Shary Boyle, Marcel Dzama...

“Il faut toujours croire aux marges, aux périphéries.” Antoine de Galbert

Quel angle avez-vous envisagé pour “Plus jamais seul” ?

AG : Nous nous sommes interrogés sur ce qu’il était souhaitable de privilégier : l’œuvre de Di Rosa, sa collection, le Miam... Par ailleurs, je tenais à être fidèle à ma programmation “collection d’artiste”. Nous avons donc opéré un équilibre, subjectif, entre ses œuvres personnelles, dont d’importantes pièces récentes, des pièces d’autres artistes et les objets de sa collection. Ce tout constitue une entité, et il était essentiel pour moi de rendre un hommage au Miam à Paris. Par ailleurs, l’une de mes préoccupations était de tenter d’expliquer au public ce qu’est l’art modeste. L’art primitif et l’art brut sont identifiés par des normes qui ne conviennent pas à Hervé Di Rosa. J’ai tenté une définition d’art populaire, qui engloberait l’art brut et primitif. L’art brut illustré, notamment, par Gabritschevsky que nous avons récemment exposé. Gabritschevsky était un scientifique de très haut niveau, qui n’avait rien de populaire. C’est pourquoi l’appellation “modeste” est une très belle invention pour sérier les genres et respecter leurs spécificités et différences.

HDR : Le terme rassemble toutes les marges et les bribes satellites.

AG : Je pense aussi qu’il est visionnaire. Il y a dix ans, une visite au Miam m’aurait peut-être laissé dubitatif quant à la pertinence de la démarche. Si j’avais, alors, réalisé l’exposition actuelle, cela n’aurait pas fonctionné : le moment n’était pas encore venu, le public n’était pas prêt à l’accueillir. Aujourd’hui, le regard et les esprits sont possiblement réceptifs.

 

Cette exposition est d’autant plus audacieuse que la collection que vous présentez n’a pas de valeur monétaire...

HDR : Il est vrai qu’Antoine de Galbert est le premier qui me permet d’accomplir une démarche que je n’osais pas. J’ai toujours été impressionné par les historiens de l’art, les philosophes, et mon travail a souvent été théorique. La notion de l’art modeste est une matrice que je tente de partager avec les autres, afin que chacun puisse y trouver de la matière. L’appréhension que je ressentais a fait que, à partir de 2000, j’ai distingué mon travail de réflexion du reste. Car le Miam est l’endroit où je réfléchis le rapport avec les objets, le dialogue entre l’art brut, l’art contemporain. Pour la première fois, j’ose réunir la pensée et l’acte. C’est la raison d’être du Miam. Lorsque je dispose les pièces de ma collection, je refuse le terme d’installation que certains y appliquent : je présente les objets que j’aime mais je ne m’approprie pas l’ensemble, je le donne à voir. La seule appropriation que je m’autorise est d’ordre formel. Avec Antoine de Galbert, nous avons voulu saluer l’art brut, en le positionnant en parallèle de la création contemporaine. Et le principe de cartes que j’ai réalisées pour l’exposition permet de prendre conscience du fait que les idées sont comme des outils dont on peut faire usage de façon pragmatique : c’est ce que démontre le Miam.

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Hervé Di Rosa , "Miami piece n°4", 2003, 137 techniques mixtes- papiers encadrés, 250 x 450 cm.
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Jérôme Zonder, "Les fruits du cinéma #5", 2013, mine de plomb et fusain, 24 x 32 cm.
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Jason Rhoades, "Untitled", 2004 (Exposition “Néon”, 2012).
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Nicolas Darrot, "Doña Miranda", 1999, oiseau motorisé et matériaux divers (exposition “Nicolas Darrot”, 2016).
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Hervé Di Rosa, "Cabinet du Docteur Maguey", 2000, acrylique sur toile, 220 x 246 cm.
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Pierre Malphettes, "La fumée Blanche", 2010 - Bertrand Lavier, "Ifafa V" (stella), 2008, (vue d’exposition “néon”, 2012).
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Jake and Dinos Chapman, "Great deeds against the dead", 1994, techniques mixtes, 277 x 244 x 152 cm.

Qu’est-ce qui vous rapproche l’un et l’autre ?

AG : Je ne suis pas artiste mais, tout comme Hervé Di Rosa avec le Miam, j’ai un lieu : la programmation de La maison rouge me reflète. Le Miam est parallèle à la vie de Di Rosa, il montre son parcours, son voyage. L’art n’est pas qu’intellectuel, c’est un mode de vie, de voyage, de penser... Ceux qui ignorent cela, qui ne captent pas la psychologie de l’artiste, ne peuvent pas parler d’art. Cette exposition c’est toute la vie de Di Rosa, tout ce qu’il a créé, avec ici la volonté de montrer et de proposer des éléments de compréhension au public.

 

Le titre de l’exposition intrigue, pourquoi ce choix ?

HDR : Je pensais au mot de Sartre, “L’enfer c’est les autres”. Pour ma part, si j’ai mené ce sujet de par le monde, si autrefois j’ai ouvert une galerie, si j’ai initié le Miam... C’est parce que, finalement, on se retrouve souvent seul. Or, “les autres” est ce qui va me permettre de progresser, d’évoluer, et d’être optimiste. Dans l’exposition, les artistes et objets que j’ai invités contribuent à la dynamique créative. Ce que l’on fait on ne le fait pas seul.

 

“Plus jamais seul” par son extrême liberté représente un moment d’identification de la Fondation.

AG : Cette exposition est très proche de ma pensée : en la présentant, j’active mon côté “hors normes”... Le grand risque avec les artistes, c’est l’ennui, la routine. Il y a parfois une facilité chez les artistes qui paraissent très importants, à faire toujours la même chose... Ici, l’effet est, je pense, inattendu... Ainsi, le couloir d’entrée est dédié aux parents d’Hervé Di Rosa, avec, d’une part, un choix de vaisselle en céramique qu’il a réalisée au Portugal, en hommage à sa mère, et d’autre part une série d’appelants, ces oiseaux factices en bois, fichés dans les points d’eau et utilisés comme appâts par les chasseurs, que Marius Di Rosa réalise depuis des décennies.

"J’éprouve une réelle modestie face à l’immensité de la création."Hervé Di Rosa

Qu’avez-vous voulu accomplir en créant votre Fondation ?

AG : Au tout début, je voulais exister... Il y a donc une saine dimension d’égo. A l’ouverture de ma galerie, j’étais autodidacte, je connaissais mieux l’art de la Renaissance ou du XIXe siècle que l’art contemporain. Lorsque des historiens de l’art ou des conservateurs entraient dans ma galerie, je me glaçais, j’étais comme un élève qui n’avait pas appris sa leçon. Je souffrais d’un complexe culturel. Et peu à peu je me suis aperçu que cette manière d’être autodidacte, de construire au fil du temps un solide savoir me donnait une incroyable liberté. C’est peut-être ce regard particulier que je me suis forgé qui, aujourd’hui, fait que je suis sollicité pour être membre de jurys. La Fondation est donc le prolongement naturel de ce qu’il m’a plu de réaliser : rassembler des ensembles d’œuvres et des démarches auxquelles je suis sensible. Dans le cadre d’une association, ce sont les personnes qui disparaissent et non les lieux. Dans mon cas, il s’agit d’un investissement total, une fondation reconnue d’utilité publique : le capital inaliénable fait que même si je cessais d’opérer ce lieu d’exposition, la Fondation perdurerait.

 

Vous êtes atypique dans la manière de vous être approprié un territoire qui n’est pas le vôtre, avec vos propres outils et paysages.

AG : Cette simplicité est aussi un point de rapprochement avec Hervé Di Rosa. J’éprouve une réelle modestie face à l’immensité de la création.

HDR : Pour ma part, je suis intimidé face aux universitaires, aux philosophes... je sais quel est mon parcours. L’an dernier j’ai participé à une conférence avec Georges Didi-Huberman, je conçois pour lui un tel respect qu’il se transforme en complexe.

AG : Moi, je ne ressens aucun complexe sur ce plan-là, parce que ces gens je les convie à La maison rouge.

 

Inviter l’intelligence sans crainte de se sentir diminué ou en danger est un témoignage de véritable intelligence.

AG : Il faut laisser exercer leurs talents à ceux qui les possèdent : la parole, l’écriture... dès lors que l’on tente d’usurper un rôle, une réalité, c’est le désastre.

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Vue de l’exposition “Le mur” (2014).
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Berlinde De Bruyckere, "‘after’ cripplewood I", 2013, cire, bois, epoxy, métal, textile, Polyester (Exposition Berlinde de Bruyckere & Philippe Vandenberg, 2014).
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Nicolas Darrot, "Alpha Leader", 2012, matériaux divers, servomoteurs et dispositif sonore, 66 x 49 x 50 cm (exposition “Nicolas Darrot”, 2016.
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Eugène Gabritschevsky, "Sans titre", 1942, gouache et aquarelle sur papier calque, 23,4 x 31,4 cm. (exposition “Eugène Gabritschevsky”, 2016).

Cela rejoint votre expertise, la vision neuve que vous avez développée dans la manière de montrer des expositions. Or vision implique, justement, une dimension visionnaire, ce que dessine également votre programmation. En 2005 lorsque vous exposez Berlinde de Bruyckere, puis en 2011, Chiharu Shiota, elles n’avaient encore, ni l’une ni l’autre, représenté leur pays à la Biennale de Venise, acquis l’envergure médiatique qui est la leur aujourd’hui. Elles étaient “simplement” des artistes dont le travail vous avait fortement intéressé.

AG : L’exposition inaugurale de La maison rouge, en juin 2004, “L’intime”, sur le rapport intime du collectionneur à ses œuvres était une approche très neuve, effectivement. Ensuite, il y a eu une manière d’inscription dans les prémisses d’un air du temps en montrant des collections, car il y a douze ans, on ne voyait pas de collections privées... Ainsi, lorsqu’on a exposé Henry Darger en 2006, c’était la première fois, en France, que l’art brut était donné à voir dans un lieu d’art contemporain. Le monde de l’art est très mouvant, il est composé, pour une part, de gens enfermés et qui enferment... Je crois que la nouveauté que nous avons insufflée était de faire ce que l’on aime et de s’en donner les moyens. C’est déjà ce que je faisais dans ma galerie de Grenoble, à la seule exception que je ne recevais quasiment pas de visiteurs... Quant à la vision, je ne sais pas si cela existe. Je considère que c’est une opportunité d’inciter les gens à croiser vers sa propre subjectivité, de leur proposer de découvrir des artistes, un univers, au sein d’un lieu en plein Paris.

 

Que vous êtes-vous mutuellement apporté ?

HDR : L’intérêt manifesté par Antoine de Galbert m’a conforté dans ce que je pensais du travail réalisé autour du Miam, où je me sentais un peu seul... il m’a également rassuré sur l’importance à se confronter à des réalités autres, à accomplir ce dont on a envie. Il n’y a pas que le mainstream, il y a une vie. Il m’a fait confiance avec le Miam : être accueilli à La maison rouge est un formidable laissez-passer. La dernière exposition qu’une institution m’ait consacrée c’était “Viva di Rosa”, en 1988. Depuis, aucun lieu d’importance dans la capitale ne m’a permis d’exposer mon point de vue. Je ne crains pas de le dire, Antoine de Galbert est la personne la plus importante que j’ai rencontrée ces dix dernières années.

AG : Pour faire de belles choses en art, il faut que cela soit populaire et le populaire est magnifique : donner à voir au plus grand nombre, mais de manière intelligente ; simple mais pas simpliste. Chez moi, il n’y a jamais eu d’exposition qui n’était pas accessible au premier degré. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’autre porte d’entrée plus complexe, mais il faut toujours penser aux modestes. Il y a des œuvres que l’on peut aimer juste parce qu’elles sont belles. On peut se laisser écraser par le rouleau compresseur de l’amertume parce que certains ont tout, tout le temps quand d’autres n’ont tout le temps rien. Mais il faut toujours croire aux marges, aux périphéries.

À VOIR

“Plus jamais seul, Hervé Di Rosa et les Arts modestes”,
jusqu’au 22 janvier 2017.

“L'Esprit français, Contre-cultures, 1969-1989”,
du 24 février au 21 mai  2017.

La maison rouge - Antoine de Galbert,
10, boulevard de la Bastille Paris 12, T. 01 40 01 08 81,
www.lamaisonrouge.org

ouvert tous les jours sauf les lundi et mardi, de 11h à 19h,
nocturne le jeudi jusqu’à 21h.

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