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Galerie Jérôme Poggi : montée en puissance

En bientôt 10 ans d’existence (en 2019) la galerie Jérôme Poggi s’est inscrite dans la cartographie française puis européenne, avant de cotôyer l’Outre-Atlantique, avec une présence assidue dans les Foires internationales. L’occasion d’évoquer une actualité multiple, avec les exposistions consacrées à Kapwani Kiwanga, Marion Verboom, Djamel Tatah...
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A galeriste atypique, programmation singulière : Jérôme Poggi est Centralien et historien de l'art. Intérêt pour les artistes aux marges et réflexions autour des nouvelles formes de commerce entre l'art et la société constituent sa marque de fabrique. Après une présence remarquée à la Fiac dans le cadre d’une exposition au titre suggestif “The Border is a State of Mind”, placée sous le commissariat de Sasha Pevak (avec des œuvre de Kapwani Kiwanga, Eric Baudelaire, Babi Badalov, Nikita Kadan, Sophie Ristelhueber, Société Réaliste), le galeriste a, durant Artbo, exposé les œuvres du moine tisseur Sidival Fila – dont il a organisé la première exposition personnelle en France en décembre 2017 –, avant de montrer le travail de Kapwani Kiwanga lors de la dernière édition d’Art Basel Miami Beach.

Pour cette première participation à la foire, la galerie a présenté une nouvelle série de Kiwanga, inspirée du congrès sur l’urbanisme des colonies, tenue lors de l’Exposition coloniale internationale de 1931 placée sous le commissariat général du maréchal Lyautey, résident général du Maroc. Dans ses notes, Lyautey mentionnait une proposition de ménager une “distance minimum de 500 pieds” entre les espaces des autochtones et ceux des colons européens. S’appuyant sur ce fait historique, et dans la continuité de son travail, Kiwanga a exploré comment la pensée coloniale a façonné non seulement les espaces, mais aussi les relations interhumaines. Par ailleurs, le lauréat du Prix Révélations Emerige décerné le 6 novembre dernier à Paul Mignard bénéficiera d’une exposition à la galerie Jérôme Poggi (automne 2019), choisie cette année (après Michel Rein) pour s’engager auprès du lauréat. A découvrir également – après Djamel Tatah, qui a récemment rejoint la galerie et sera exposé lors de  1:54 Marrakech – les œuvres de Marion Verboom, issues d’une résidence de l’artiste, dans le cadre de LVMH Métiers d’Art, à la Manufacture Thélios, afin d’y travailler l’acétate (composant de la production de lunettes). 

 

Marion Verboom, “Ester”Marion Verboom,
en partenariat avec LVMH Métiers d’Art,
du 1er décembre 2018 au 12 janvier 2019, Galerie Jérôme Poggi.
Djamel Tatah, 1:54 Marrakech, du 21 au 24 février 2019. 
ARCOmadrid, Marion Verboom et les artistes Emerige 
Galerie Jérôme Poggi
2, rue Beaubourg
75004 Paris
galeriepoggi.com/

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