Pop Culture

Clap de fin pour les salles Luc Besson

by Hélène Brunet-Rivaillon
03.03.2017
Pendant trois ans, la société cofondée par Luc Besson, EuropaCorp, a géré des salles de cinéma haut de gamme. Avant de se débarrasser de cette activité il y a quelques mois.

Par Hélène Brunet-Rivaillon

 

500 films
au catalogue d’EuropaCorp 

Des séances toutes les dix minutes, des salles ultraconfortables, des écrans blanc nacré et un système de son à la pointe de la high-tech : nous sommes dans le multiplexe du centre commercial d’aéroville, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Pour 24,90 euros, certains spectateurs assisteront même à des séances en classe « first », avec fauteuils en cuir équipés de dossiers et de repose-pieds motorisés, plateau dégustation, coupe de champagne, vestiaire et salon privé.

1,80 cm entre les rangées
de sièges dans les salles "first" du multiplexe d’Aéroville

Au total, l’espace inauguré en 2013 comprend 12 écrans (2 380 places). À Marseille, dans le quartier de La Joliette, un projet similaire – dont la construction est prévue en 2017 – devrait proposer 14 écrans (2 800 sièges). L’initiative de ces deux ensembles de salles de cinéma nouvelle génération revient à EuropaCorp, la société cofondée en 1999 par le réalisateur français Luc Besson (Le Grand Bleu, Léon, Le Cinquième Élément, Lucy). En plus de ses nombreuses activités pour le cinéma et la télévision (production, distribution, licences, etc.), le groupe avait décidé, en 2011, de se lancer dans l’exploitation de salles obscures innovantes.

5 180 sièges pour les deux multiplexes vendus à Gaumont Pathé

L’expérience n’a probablement pas été à la hauteur des attentes de la maison, puisqu’elle a revendu ces activités au leader du secteur en France, en Suisse et aux Pays-Bas : Gaumont Pathé (qui gère déjà plus de 100 multiplexes et plus de 1 000 écrans). La raison officielle ? "EuropaCorp souhaite se recentrer sur ses activités cœur de métier que sont la production et la distribution de films et de séries dans le monde." Le rachat, annoncé le 30 septembre dernier et finalisé fin 2016, intervient dans un contexte particulier. D’une part, EuropaCorp prévoit un exercice 2016-2017 déficitaire. D’autre part, la société a augmenté son capital de 60 millions d’euros (avec FF Motion Invest, une filiale du chinois Fundamental Films) en novembre 2016. 

Le multiplexe de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a changé de propriétaire. Au premier plan, la classe "first".

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