Hommes

Memento Mori

by Anne Gaffié
08.06.2017
Quand les marques de luxe s’offrent la signature d’artistes contemporains pour s’assurer une bonne valeur ajoutée… cela multiplie d’autant la probabilité pour le client d’avoir le petit "plus" qui fera toute la différence. La preuve chez Dior Homme.
img44.jpg
Une vanité, ré

Le contexte

Pour aller bien au-delà d’une toile siglée, de plus en plus de marques de luxe s’octroient la signature d’artistes contemporains pour personnaliser leurs créations le temps d’une saison. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il se systématise, faisant de la scène mode une galerie en perpétuel mouvement, annexant en continu les grandes influences artistiques de l’époque. Ainsi chez Dior Homme, où le directeur artistique Kris Van Assche ouvre pour l’été ses créations aux pinceaux de l’artiste japonais Toru Kamei, avant de laisser libre cours la saison prochaine à l’Américain Dan Witz, dans un tout autre genre. Un moyen efficace pour renouveler les propositions, rythmer les saisons, mais aussi susciter la convoitise des collectionneurs.

L'artiste

Toru Kamei, né à Tokyo en 1976 et diplômé de la prestigieuse Nihon University College of Art, fait partie de ces artistes contemporains dits "de niche" mais dont les créations tournent régulièrement dans les foires et les galeries d’art. On reconnaît aisément son travail qui consiste en une réinterprétation de la nature morte classique du XVIIe siècle, entremêlant vanités et compositions florales défraîchies, ponctuées ici et là de quelques insectes. "Une allégorie, renseigne l’artiste, du vide laissé par la vie sur Terre." Alors, ça sent certes un peu la mort, mais aussi l’opulence et le luxe. On est plutôt ici dans l’évasion, le subconscient, le rêve.

Le résultat

Si une grande partie de la collection printemps-été 2017 était dès le podium nourrie par les interventions de l’artiste, c’est sur la maroquinerie que le résultat est le plus manifeste. La toile de cuir siglée "Darklight", sortie fin 2016 et à l’élégance si conventionnelle et bourgeoise, semble avoir été repeinte, à la manière d’un tag. Des interventions sauvages, disséminées en détails sur les sacs 48 h, sacs à dos, portefeuilles, et même les badges… On retiendra le sac week-end (ci-contre), aux proportions parfaites.

img46.jpg

Collection
"Darklight & Toru Kamei"

 

 

Combien?
1850€.

 

 

Où?
www.dior.com

Partager l’article

Tags

Articles associés

Recommandé pour vous