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Les lunettes seventies font (encore) mouche

by Mathilde Berthier
25.04.2017
1969, Woodstock. La nouvelle vague beatnik – Janis Joplin, Jimi Hendrix et Bob Dylan – s’affiche en lunettes rondes à verres flashy. Un demi-siècle plus tard, sur les podiums du printemps-été 2017, les nouveaux hippies rejouent la scène.
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Collection Gucci printemps-été 2017.

Alessandro Michele chez Gucci, Peter Dundas chez Roberto Cavalli, Elie Saab, Giorgio Armani… Tous s’amourachent d’une néo-Joan Baez en pantalon pattes d’eph’ et monture maximaliste, forme mouche, carrée ou aviateur. Mais pourquoi cet énième retour en grâce du baba-cool et de ses binocles fétiches ? Lassés du brutalisme, les créateurs se raccrochent à une époque où le “bon goût/mauvais goût” n’existait pas. Car, dans les années 1970, plus les solaires sont bling, plus l’allure est peace. Moins hippie que la mouche, les lunettes aviateur sont aussi prisées qu’un jabot ou qu’un bandana. Debbie Harry et Bianca Jagger les décomplexent ; Starsky et Hutch les canonisent. Après un bon shot d’ironie, les lunettes de 2017 ont la même allure, les charms en plus. Des strass et des frises Art déco chez Gucci, des perles chez Fendi, des verres Technicolor chez Michael Kors, des paillettes chez Elie Saab. La déferlante se poursuivra à l’automne-hiver 2017-18 avec des montures toujours plus oversize, chargées à bloc de fantaisie. La preuve chez Mulberry, où Johnny Coca décoince ses aristos avec des solaires carrées XXL, aux branches bijoux kitsch. De quoi bien voir, et être bien vue.

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