Pop Culture

9 scènes de films inspirées de toiles célèbres

Quentin Tarantino, Christopher Nolan, ou Martin Scorsese… Nombreux sont les réalisateurs à puiser leur inspiration dans les peintures les plus célèbres pour tourner des scènes de films ou même incarner un personnage. La preuve par 9.
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© Les Films du Losange

Leonardo DiCaprio et Michelle Williams dans "Shutter Island"

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©Paramount Pictures - GraphicaArtis/Getty Images

Difficile de ne pas voir une référence directe à l’un des tableaux les plus célèbres de tous les temps : Le Baiser (1908–1909), de Gustav Klimt, dans cette scène iconique du film Shutter Island de Martin Scorsese. Depuis Le choix de la robe de Michelle Williams, en passant par les couleurs ternes de la scène jusqu’à la mélancolie du personnage campé par Léonardo DiCaprio… Les éléments principaux de l'œuvre se retrouvent tous ici, avant que l’actrice ne finisse par se consumer et partir en fumée dans cette scène où une pluie de cendres s’abat dans un intérieur japonisant.

Kirsten Dunst dans "Melancholia"

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© Les Films du Losange - DeAgostini/Getty Images

Dans Melancholia, de Lars von Trier, une mariée interprétée par Kirsten Dunst se laisse porter par un lit de rivière… comme dans le célèbre tableau Ophelia (1851–1852), de John Everett Millais, tiré de la pièce de théâtre Hamlet. Sur le son tragique de Richard Wagner (le film se déroule juste avant la fin du monde), l’actrice tient un bouquet de fleurs : une gerbe de muguets, sans doute un subtil clin d’œil à la "rose du mois de mai", expression shakespearienne employée par Laërte pour désigner sa sœur Ophélie.

Heath Ledger dans "The Dark Knight, Le Chevalier Noir"

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© Warner Bros.

En 2008, Heath Ledger bluffait les cinéphiles avec son interprétation époustouflante du Joker dans le volet The Dark Knight, Le Chevalier Noir de la saga Batman réalisé par Christopher Nolan. Si l’acteur incarne à la perfection l’imprévisibilité et la frénésie du super-méchant, on doit surtout son apparence au réalisateur, qui s’inspire alors de son artiste préféré : Francis Bacon. Christopher Nolan a retenu le portrait Tête VI (1949) et ses couleurs dégoulinantes qui se mélangent à même la toile, et a décidé de traduire cette vision à travers un maquillage transpirant et chaotique.

Jamie Foxx dans "Django Unchained"

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© Sony Pictures - H. Armstrong Roberts/ClassicStock/Getty Images

Ensemble de satin bleu, col lavallière en dentelle, bas blancs… C’est un Django un brin rétro que Quentin Tarantino imaginait en 2012. Véritable hommage à L’Enfant bleu de Thomas Gainsborough, célèbre peinture de 1779, Jaimie Foxx incarne un esclave libéré à la fin du XIXe siècle dont les goûts sont très excentriques.

Max von Sydow dans "L’Exorciste"

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© Warner Bros.

Avec sa pénombre terrifiante, William Friedkin plantait le décor en 1973, en dévoilant l’affiche du film d’horreur culte, L’Exorciste. Et si cette dernière est aujourd’hui entrée dans la pop culture comme un véritable symbole de frayeur, c’est surtout car elle a été inspirée du tableau L’Empire Des Lumières (1954) du peintre surréaliste belge René Magritte. Lampadaire rétro, lumières provenant de la maison, ombres bleues et pénombre assommante… tout y est. 

La maison dans "Psychose"

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© Universal Pictures

C’est l’une des maisons les plus célèbres du 7ème art. En 1960, Alfred Hitchcock révolutionne le cinéma d’épouvante en dévoilant Psychose, où Norman Bates, le gérant d’un motel, assassine l’héroïne du film, avant de rendre visite aux ossements de sa mère, qu’il garde tel un trophée dans la cave de son immense demeure sur les hauteurs d’une colline. Mais avant d’être associée à une maison flippante, cette dernière était imaginée par Edward Hopper, qui, en 1925 la peignait sur sa toile House By The Railroad.

Scarlett Johansson dans "La Jeune Fille à la Perle"

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© Pathé - VCG Wilson/Corbis via Getty Images

Plus qu’une inspiration, en 2004, Peter Webber donnait vie à La Jeune Fille à La Perle (1665) de Vermeer dans son film du même nom. Le long-métrage retrace l’histoire de la jeune et ravissante Griet, engagée comme servante dans la maison du peintre. Elle s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Le tableau qui a inspiré le film reste encore une énigme pour les spécialistes de Vermeer. Car on ignore toujours qui est la mystérieuse jeune fille.

Owen Wilson dans "Inherent Vice"

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© Warner Bros. - DEA / M. RANZANI

Quand la célèbre peinture La Cène (1495–1498), de Léonard de Vinci, se transforme en pizza party… En 2014, l’ambitieux réalisateur Paul Thomas Anderson dévoilait Inherent Vice et sa scène réinterprétée du dernier repas de Jésus version 70s. Incarnée par Owen Wilson, Judas, s’accaparant une part de pizza, pourrait même résumer la morale principale de ce long métrage, adapté de Thomas Pynchon : le "vice inhérent" est en réalité la cupidité de la société capitaliste américaine.

Le monstre dans "Le Labyrinthe de Pan"

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© Wild Bunch Distribution - DeAgostini/Getty Images

Dépourvu de sa tête et de son bras droit, le fils de Saturne à l’honneur du tableau de Francisco de Goya, Saturne dévorant un de ses fils (1821-1823) a inspiré Guillermo del Toro pour faire naître "l’homme pâle" dans Le Labyrinthe de Pan. Avec ses yeux positionnés sur la paume des mains, cette effrayante créature amaigrie croque la tête des fées volant autour de lui. Ici, le parallèle est à la fois artistique et historique : en 1823, au temps de Francisco de Goya, l’Espagne "ingurgite" ses propres enfants lors de la guerre civile ; en 1944, dans le film de Guillermo del Toro, une jeune fille tente de fuir la tyrannie d’un capitaine de l’armée franquiste…

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