PHILANTHROPIE

Joséphine Japy : "S'engager, c'est dire non à la passivité"

Rencontre avec Joséphine Japy, qui nous donne sa vision de l'activisme.
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Photos : Justin Personnaz

Photo : Justin Personnaz 

 

L'Officiel : Quelles causes soutenez-vous ? 
Josephine Japy : Je suis féministe et je l'assume, c'est une cause qui me touche particulièrement en ce moment. Ça me désespère de voir, qu'en tant que jeune femme, nous sommes toujours obligées de nous battre pour l'égalité. J'ai grandi dans une famille où les femmes étaient majoritaires, faire entendre notre voix n'a jamais été un problème, on m'a toujours laissé une certaine liberté et ça m'ulcère de savoir que ce nous ne sommes pas toutes dans le même cas. 

Quelle place cet engagement prend dans votre vie ? 
C'est un combat de tous les jours. Nous sommes obligés de nous battre quotidiennement pour que les femmes aient une place dans la société, ici ou ailleurs. Je ne fais pas de l'activisme au quotidien, mais je m'informe, je regarde ce qu'il se passe dans le monde, les évolutions, positives comme négatives...

Par quoi passe l'engagement selon vous ? Comment est-ce qu'il se matérialise dans votre quotidien ? 
S'engager, c'est dire non à la passivité. C'est refuser de normaliser certaines choses, c'est le premier acte militant que tout le monde peut faire. J'essaye de défendre ma place dans la société qui est la nôtre, en discutant du sujet avec mes proches, mes amis et en diffusant un certain message d'égalitarisme. 

Et quand vous étiez petite, aviez-vous des engagements dans la cours de récréation ? 
L'équité du partage des bonbons ! Blague à part, ayant une petite sœur autiste, nos parents nous ont élevés dans la notion de respect, d'acceptation et de revendication de la différence. Dans la cours de récré, j'étais un peu un Robin des bois, à toujours défendre les plus faibles, quelle qu'en soit sa forme, je n'ai jamais supporté le harcèlement. 

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