Joaillerie

“Depuis que Meghan Markle porte mes bijoux, c’est un tsunami !”

Ses porte-bonheur scintillants ont propulsé Vanessa Tugendhaft sur le devant de la scène joaillière en 2004. Rien de comparable cependant avec le tourbillon provoqué par la plus pétillante membre de la famille royale britannique qui a récemment jeté son dévolu sur les bijoux de la créatrice belge installée à Paris. Success Story.
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La duchesse de Sussex mène avec une force tranquille sa petite révolution au sein de la monarchie britannique. Une force tranquille qui lui a valu le surnom d’”Ouragan Meghan” auprès du staff de Buckingham Palace. Il faut dire que l’énergique américaine développe avec un certain panache l’art de assujettir les exigences immuables du protocole à ses désidératas du moment. Que ce soit dans la gestion du quotidien (levée à 5 heures du matin, nous affirme le Daily Mail, elle exige que ses employés soient efficaces des l’aube), dans l’art de voler la vedette à sa belle-soeur, ou dans le choix de ses tenues. Au grand dam parfois de la Reine qui considère que sa belle petite-fille ne devrait pas porter du noir en dehors des périodes de deuil, ni trop montrer ses jambes.

 

En somme, cette altesse royale matinée de star hollywoodienne suscite un intérêt hors norme, fait le buzz à chaque mouvement (comme lorsqu’elle ferme elle-même sa propre portière de voiture: shocking !) et se recommande à l’attention de toutes les chroniques de l’élégance à chacune des ses apparitions. Preuve qu’on peut être une influenceuse de premier plan sans avoir accès aux réseaux sociaux (le protocole l’interdit aux membres de la famille royale ce qui explique la disparition du compte Instagram de l’ancienne actrice), l’épouse du Prince Harry s’est hissée à la vitesse de l’éclair sur le podium de tous les classements des femmes les mieux habillées de 2018. Dans le classement Vogue, elle apparait même devant Kate Middleton. Sa robe de mariage, une merveille de grace et de simplicité signée Givenchy, y est même décrite comme l’évènement mode de l’année.

 

Cette adoubement des médias et cette prédilection du public fait évidemment les délices des créateurs avec lesquelles Meghan Markle a composé son style unique à base de marques de niche ou de griffes savamment choisies. Et ce n’est pas Vanessa Tugendhaft qui dira le contraire. Cette créatrice belge n’avait pas trente ans qu’elle recevait déjà la consécration en étant désignée créatrice de l’année par Paris, Capitale de la création. C’était en 2010. Une récompense pleinement justifiée pour cette fille et petite-fille de diamantaires belges qui ont côtoyé au siècle dernier les familles Van Cleef & Arpels. C’est à dire qu’à l’âge ou les petite filles jouent à la poupée, Vanessa s’amusait à trier les diamants aux cotés de ses parents. On comprend mieux pourquoi cette brune piquante, farouchement vegan, sait avec parfaite aisance et une véritable sureté de jugement reconnaître les différentes puretés de la pierre précieuse. C’est peut être cette aisance et son habitude des caratages les plus extravagants qui lui ont donné ce flair, ce don spécial qui autorisent les fulgurances créatives et les harmonies inattendues. Son premier succès, on s’en rappelle, fut le fameux fil rouge porte bonheur sur lequel un diamant jetait ses feux scintillants. Vanessa avait alors 23 ans.

 

Ruée vers l’or

 

Son créneau, elle y tient beaucoup, est le luxe abordable. Sa gamme de prix est conditionnée par cette envie solidement chevillée au corps : les femmes jeunes doivent pouvoir s’offrir un beau bijou sans se ruiner. Cette pétillante mère de deux filles, âgées de 3 et 7 ans, savourait donc tranquillement le succès de sa maison de joaillerie lorsqu’un ouragan vient traverser cette épopée joaillière : fin juin, Meghan Markle apparaissait pour sa première sortie officielle en tant que duchesse de Sussex, trois jours après son mariage avec le prince Harry, dans les jardins de Buckingham palace pour la garden-party organisée en l’honneur des 70 ans de Charles d’Angleterre : elle arbore deux ravissantes créoles gorgées d’or et brodées de diamants. Tsunami ! D’autant plus que le prix de ces créations scintillantes et glamour est d’une justesse à toute épreuve : 1180 euros. Vanessa, qui pourtant ne compte plus les stars qui ont choisi ses collections – Madonna, Anne Hathaway, Hillary Swank, Lea Seydoux – n’en revient toujours pas : « l’impact fut énorme. Et il l’est toujours. » La duchesse est en effet une afficionados des créations de Vanessa.

 

 

« A chaque fois qu’elle choisit un nouveau modèle, le stock s’épuise en dix minutes ! Je dois gérer les demandes d’interview adressées du monde entier et assister mon équipe face au tsunami des commandes. Nous pensions que l’engouement allait ralentir après son mariage et c’est le contraire. » Pas question de s’en plaindre bien évidemment, même si pour la créatrice belge, les vacances en famille n’ont pas dépassé deux semaines cette année. Mais cette rançon du succès en vaut la peine : «Au début de mon installation à Paris, je faisais du porte-à-porte, j'ai tout appris sur le terrain et j’ai appris beaucoup de choses. J'en suis fière car aujourd'hui j'ai plus de 200 modèles distribués dans 60 boutiques dans le monde. »

 

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