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Comment la moto est redevenue vintage

Les modèles de 125 cm3 ne manquent pas. Aux côtés des ténors japonais, de nouvelles marques – les français Mash et Orcal, le chinois Brixton… – s’illustrent depuis quelques années dans nos rues avec des versions néo-rétros ultralookées.
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Ce n’est pas parce qu’on veut gagner en mobilité qu’on est condamné à rouler à scooter ou à vélo électrique. Le style, c’est important… De nombreux automobilistes l’ont compris au moment d’opter pour un deux-roues. Exit le scooter donc, et place à la petite moto design, d’allure vintage de préférence. Mais hors de question de conduire une authentique ancienne pour autant. De toute façon, grandes et moyennes villes les bannissent désormais de leurs rues. Se reporter sur des modèles neufs ou récents devient alors une nécessité. Et, dans ce domaine, les Asiatiques ont vite répondu au coup de cœur naissant pour les motos 125 néorétro. Mais l’un des premiers à dégainer est le constructeur français Mash, avec sa petite “Seventy Five”. Simple, accessible, idéale pour un débutant, elle emprunte un peu au look de la célèbre Triumph “Bonneville” et se déniche aux côtés des non moins célèbres Royal Enfield. Jackpot ! Le tour est joué, et la petite Mash occupe la tête du classement des ventes dans l’Hexagone dès sa sortie, en 2014. Depuis, elle conserve cette première place, devant les ténors japonais et européens de la moto. Un succès qui a vu naître d’autres concurrents tels que Orcal, Brixton, Bullit ou Masai, tous prompts à fabriquer en express un modèle pour attiser un peu plus les envies de ces motards naissants. À les entendre parler de leurs petits bijoux, il semble qu’ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Nombreux sont les détenteurs de permis auto qui se lancent aujourd’hui à l’assaut du permis grosse cylindrée pour gagner en sensations au guidon de nouveaux bolides plus puissants. Et, comme les firmes asiatiques ne se reposent jamais sur leurs acquis, toutes ces nouvelles marques ont déjà dans leurs portefeuilles des modèles équivalents à leurs petites 125, mais cette fois-ci en 250, 400 ou même 600 cm.

Bullit

Du haut de ses quatre petites années d’existence, la marque belge Bullit propose des modèles néorétro inspirés des motos anglaises des sixties et seventies. Avec ses moteurs 125 cm3 de conception Suzuki GN peu puissants, il n’y a pas de quoi rouler des mécaniques. Mais la marque compte bien développer d’autres cylindrées, notamment en 500 cm3. Et au vu de sa “Hero”, on a envie de découvrir cette belle machine transformée en plus grosse cylindrée.

La "Hero”

La Bullit “Hero” fait craquer les primo motards. Elle tape instantanément dans l’œil et inspire de belles envies d’évasion. Racée, la bête donne envie d’aller faire le malin par tous les temps, pour ensuite revenir pavoiser à une terrasse de café, le jean et les bottes boueuses. Avec ses pneus à gros crampons, son échappement relevé, ses disques de frein à pétales et sa fourche inversée, le scrambler belge autorise toutes les facéties, même aux novices, grâce à son petit moteur, pas violent et accessible. La seule précaution à prendre sera de ne pas rayer son superbe coloris gris métal.

 

 

bullitmotorcycles.com/fr

Brixton

Une marque peut en cacher d’autres. Au sein du groupe autrichien KSR, propriétaire du chinois Brixton, on trouve entres autres Royal Enfield, Benelli, LML… et même Segway. Autant dire que le savoir-faire est bien là et que la marque Brixton ne compte pas s’arrêter à ses 125 cm3 chinois. Des 500 cm3 sont prévues. 

La “BX”

Bad machine, pour sûr, à la façon anglaise, la Brixton transforme son pilote en biker. Vieux cuir, barbe, casque bol et lunettes de soleil s’imposent quand on la chevauche ! Le gabarit installe la machine dans la catégorie grosse bécane, et seules les prestations du moteur trahiront la cylindrée. Si le look de café racer ne convient pas, elle se décline en version classique plus maniable ou en X pour sortir du bitume. Sans compter la déclinaison estivale SK8 au vernis bicolore stylé et son support spécial accueillant une planche à roulettes Brixton. La classe à l’anglaise !

 

 

brixton-motorcycles.com/fr

Masai

Masai fait figure de tête de proue parmi les nombreux petits constructeurs. Ces motos fabriquées en Chine par Hanway et distribuées en France par Delta Mics utilisent une base moteur de Honda “CG” (pour les versions 125 cm3), réputée pour sa fiabilité et dotée de l’injection pour passer la norme antipollution Euro 4. La marque propose plusieurs 125 cm3 vintage dont une basique, un scrambler et un café racer, une dizaine de motos 50 cm3 ainsi que des quads et des SSV.

Masai Black Cafe

La Masai “Black Cafe” joue la carte seventies : fine et légère, lookée café racer avec sa selle monoplace et ses guidons bracelets. Un aspect sportif qui se conjugue avec le style scrambler de ses suspensions légèrement surélevées et de ses pneus mixtes pour s’échapper du bitume. Avec sa silhouette très inspirée par la Guzzi “V7 Racer”, son réservoir noir et son cadre rouge, la “Black Cafe” se veut petite, attrayante, avec du style et accessible. Sa fourche inversée et son frein arrière à disque ajoutent au look sportif mais le moteur reste un poil faiblard, avec 11 petits chevaux perchés à 8 000 tr/min.

 

 

deltamics.com

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