Femmes

Faut-il boutonner dimanche avec lundi ?

Austère, un poil trop étroit et fermé de travers, le nouveau manteau Balenciaga met une veste aux doudounes décolletées de l’hiver dernier. Mais pourquoi ce changement soudain d’allégeance ?

En 2016, elle dégrafait sa parka au point d’avoir les bras nus, même par -10°c. Un an plus tard, elle - la femme Balenciaga - change son fusil d’épaule, quittant le sportswear pour le tailoring, la nonchalance pour l’austérité. À peine relégués au vestiaire, les doudounes et autres manteaux matelassés se voient damer le pion par des vestes à imprimés Prince de Galles, dignes descendantes des pardessus d’inspecteur de police dans les années 1970. Mais Demna Gvasalia ne s’arrête pas là et, fidèle à son implacable méthode, déconstruit pour mieux reconstruire. Les manches vont aux fraises, les épaules sont soit serrées, soit amples, et la boutonnière laisse coi. Nouvelle obsession du designer géorgien, cette manie d’assembler dimanche avec lundi s’applique à d’autres modèles : duffle-coats, cabans, perfectos, manteaux de fourrure ou gaufrés... On frôle parfois la cape, mais c’est surtout la toga virilis de l’Antiquité qu’évoquent ces pièces déjà cultes. Pas si passéiste, Demna s’est simplement raccroché à l’histoire de la maison, et à cette manie qu’avaient les modèles Balenciaga de porter leurs vêtements différemment, de twister le classique par l’attitude...déjà. À chacun désormais de transcender son bon vieux blazer en boutonnant les bas avec les hauts. Bien plus universel que la doudoune décolletée.

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