Femmes

Ana Girardot : "à partir de minuit, je ne suis plus vraiment là"

by Karen Rouach
31.05.2017
Née dans une famille d’artistes, fille d’acteurs et petite-fille de peintres, l’actrice Ana Girardot a tout appris à New York avant de revenir interpréter de très beaux rôles en France. La preuve avec le nouveau film d’Éric Klapisch, une histoire d’héritage et de vin qu’elle nous raconte autour d’un petit déjeuner tardif, sur la terrasse cachée de son café préféré.
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À quelle heure sonne votre réveil ?

À 9 heures, quoi qu’il arrive. Et le soir, à partir de minuit, je ne suis plus vraiment là.

Que faites-vous dès votre lever ?

J’aime faire du sport avant de commencer ma journée. J’ai essayé la hit boxe mais ce fut un échec, alors je m’en tiens à la piscine et au yoga. Puis je passe au petit déjeuner, mon moment préféré, car en général cela fait quand même dix heures que tu attends pour manger…

Votre menu idéal ?

Une tartine d’avocat, un café crème et un jus de pamplemousse. Il y a aussi la version “au lit”, préparée par mon copain pour les grandes occasions, il y ajoute des croissants et un muesli.

 

 

Vos meilleures adresses de petit déjeuner ?

À Paris, c’est ici, chez Marcello, un endroit plutôt confidentiel. Comme je voyage beaucoup, je tiens un classement à l’échelle mondiale sur le sujet. Le brunch du Park Hyatt de Pékin bat tous les records, c’est le paradis du petit déj’. Ça fait un peu loin mais ça vaut le coup. Sinon, à New York, il y a celui de Sant Ambroeus Soho, qui reste une valeur sûre.

Votre humeur du moment ?

Très bonne, mais speed. Je viens d’annuler mes vacances à l’île Maurice car un scénario m’est tombé dans les mains hier, et le tournage commence demain à Lille. Il faut donc que je fasse une valise complètement différente.

Comment s’est passé le tournage de Ce qui nous lie ?

J’en garde un excellent souvenir. Klapisch est un incroyable observateur de l’être humain, il a cette capacité à retranscrire les relations humaines de manière authentique. Je le savais déjà, mais je l’ai vu de mes propres yeux. Et puis j’ai beaucoup appris sur le monde viticole. Pendant huit mois, j’ai tourné avec de vrais vignerons, suivi toutes les étapes de la fabrication du vin. Finalement, c’est une fiction et un documentaire à la fois. J’ai appris à déguster d’une autre manière, je crois que mon palais s’est aiguisé car je n’arrive plus à boire du mauvais vin !

Plutôt film d’auteur ou superproduction ?

J’ai justement la chance de pouvoir faire les deux. Dernièrement, j’ai joué dans Knock avec Omar Sy, une comédie d’époque avec un style un peu théâtral, dont la sortie est prévue en octobre. En même temps, j’étais sur le tournage d’un drame familial au Portugal, une toute petite production. Ce grand écart m’a plu.

Votre devise matinale ?

Transformer l’instant. Faire d’une situation compliquée quelque chose de très positif. Et il n’y a qu’à ce moment de la journée que l’on peut réfléchir à un truc pareil.

 

Ce qui nous lie, de Cédric Klapisch, en salles de 14 juin.

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