Ami, printemps-été 2019
Fashion Week

Ami, printemps-été 2019

A l'image d'une scène rurale peinte au début du XXe siècle - l'odeur de foin en plus -, le printemps-été 2019 est champêtre chez Ami. Pensé comme un vestiaire idéalisé pour une virée en weekend dans la proche campagne, le vestiaire enchaîne les références au country (les chemises à carreaux jouxtent les pulls néo-Fair Isle), lesquelles sont rehaussées de détails parisiens qui amènent l'esprit de la capitale dans les champs de blé. Une ode romantique à la torpeur estivale et à l'évasion locale, qui n'a pas perdu en crédibilité lors du voyage.
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Closing In

Givenchy

Trop beau pour être vrai

La légende (encore elle) veut que, en consultant George Antheil, un spécialiste en endocrinologie, persuadée qu’elle décrocherait de meilleurs rôles avec de plus gros seins, elle découvre que celui-ci est également compositeur d’avant-garde. Désireuse de participer à l’effort de guerre et bouleversée par le torpillage des navires de réfugiés européens, Hedy réfléchit à un mode de guidage indétectable des torpilles. Se basant sur une œuvre pour piano mécanique de George Antheil, et forte de ses notions en matière d’armement, glanées à l’époque de son mari nazi, elle bricole avec le compositeur un système de codage des transmissions. Puis en dépose le brevet, soumis au Pentagone en 1942. L’armée juge l’idée brillante mais inapplicable, et classe le procédé “top secret”. Exhumé bien plus tard, son principe est toujours utilisé pour le positionnement par satellites (GPS), les communications cryptées et le wi-fi. N’en ayant jamais profité, Hedy n’en parlera quasiment plus jamais. Qu’on se figure The Rock débarquant avec un accélérateur de particules de son invention dans l’indifférence générale… Physique avantageux et matière grise ne font manifestement pas bon ménage dans l’inconscient collectif.

Course d’orientation, maths et philo

Depuis les Années Folles, Paris ne jure que par l'escarpin. Les croquis de Paul Poiret, Madeleine Vionnet ou Jean Patou célèbrent un soulier à bout fuselé, décolleté et talon medium, qui allonge la silhouette et galbe la jambe. La tradition se perpétue après la guerre, dans les salons du 30 avenue Montaigne, où les muses du New Look défilent en tailleurs Bar et escarpins de cuir noir. De la silhouette du passé, Christian Dior ne gardera que le soulier, indispensable pour équilibrer la relative austérité de la longueur midi... En 1957, Gabrielle Chanel revoit la hauteur du talon à la baisse et lance la "slingback", savant mélange de mule, de mocassin et d'escarpin. La créatrice plaide pour une élégance tout-terrain : 5 centimètres de talon et une bride à l'arrière du pied permettent d'aligner les kilomètres. La mode flirte avec le plat sans jamais y verser, et c'est André Courrèges qui, en 1964, fait le premier pas avec sa mythique Go-go boot : "La nature n'a pas créé la femme avec des talons".

Le 22 juin 1964, les vainqueurs des 24 Heures du Mans, Jean Guichet et Nino Vaccarella, les heureux pilotes de la Ferrari 275 P.
Le 22 juin 1964, les vainqueurs des 24 Heures du Mans, Jean Guichet et Nino Vaccarella, les heureux pilotes de la Ferrari 275 P.
a Ferrari en route pour son avant-dernière demeure, dans la Creuse.
a Ferrari en route pour son avant-dernière demeure, dans la Creuse.

Cet article est actuellement visible dans le numero de février du Jalouse 

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