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New York vers la fin du commerce de la fourrure

Après Los Angeles et San Francisco, New York rejoint le mouvement anti-fourrure.
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C'est une loi qui fait polémique. Après Los Angeles et San Francisco, la municipalité de New York projette d'interdire le commerce de la fourrure de première main. Seul l'achat des fourrures de seconde main serait maintenu. C'est Corey Johnson, numéro deux du Conseil municipal, qui est à l'initiative de cette nouvelle législation. Les peines prévues pour la commercialisation de produits issus de la fourrure animale sont de 500 à 1500$ en cas de récidive. 

 

"Il s'agit d'un débat sur comment nous traitons les animaux et comment arriver à une société plus humaine" — Corey Johnson

Mercredi 15 mai, de nombreux New-yorkais ont manifesté devant la mairie de la ville. Dans ce débat, deux camps s'opposent. D'un côté, les défenseurs de la cause animale, de l'autre l'opposition qui défend les emplois du secteur de la fourrure. L'interdiction causerait la fermeture de quelque 150 petites entreprises et la disparition de 7000 emplois. 

Cette proposition de loi est une réponse directe à la pression que subit le secteur de la fourrure depuis quelques mois. De plus en plus de villes et maisons de couture renoncent à la commercialisation de produits issus des peaux animales. En novembre 2018, le conseil de la mode Britanique a décidé d'interdire la fourrure à partir de la prochaine Fashion Week londonienne. Depuis 2017, de nombreuses maisons ont rejoint le mouvement en renonçant elles aussi à l'utilisation de la fourrure. Gucci, Versace, Burberry, Mickeal Kors, Ralph Lauren et tant d'autres ont dit adieu aux peaux animales dans leurs collections. 

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