Femmes

Pourquoi le cycliste fait son comeback

Pièce maîtresse du vestiaire des moins de 18 ans, le short moulant en jersey élargit son spectre au tailoring. Et se la joue bon chic bon genre.
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Il ne manquait que lui à la panoplie du “nowner”, enfant de cette génération Z dont on sait qu’elle expérimente plus qu’elle ne consomme. Après le bob, parfois à moustiquaire, la polaire, les sandales de camping – bonnes chez Gucci à fouler le sol des Alyscamps –, voici venu le temps du cycliste. Un coup de tonnerre chez les cénobites du gorpcore ? Que nenni. Porté en gloire par Merckx, Thévenet et autres stars du vélo de course, le “cuissard” retrouva des couleurs dans les années 1980 à l’heure des leçons de gym de Véronique & Davina, et investit dans le même temps les cours d’école où les plus audacieux le portaient dans sa version longue et à motifs. Il subit ensuite le même sort que tous les phares de cette époque : abhorré en 1999, adoubé en 2019. Pas un jeune client du flagship Urban Outfitters, rue de Rivoli, qui ne s’y soit mis. Pas une marque de sportswear qui n’y ait succombé (Fila et Off-White en tête). Pas une maison de prêt-à-porter de luxe qui, cette saison, n’en propose sa vision édulcorée. Ainsi, chez Fendi, on le porte perché sur des escarpins et affublé d’un bomber en fourrure. En cuir blanc, la ceinture-banane évite le hors-sujet. Sixties chez Prada, régressif chez Chanel, le cycliste vire au bling strict chez Roberto Cavalli. Le directeur artistique Paul Surridge l’y décline en version bijou, associée à une veste de costume au cordeau. Loin, très loin, des sommets du Ventoux... ou du linoleum de Gym Tonic.

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