Femmes

Arizona Muse : "Je voulais devenir architecte... ou cavalière"

by Mathilde Berthier
11.10.2017
Cet automne, le top Arizona Muse s’attaque au design de mode sous la houlette de Majestic Filatures. Mailles monogrammées, T-shirts “cactus” et autres basiques au twist arizonien composent une première collection claire, nette et précise.

De quoi rêviez-vous, enfant ? De mode, déjà ?

Arizona Muse : Pas du tout. Je voulais devenir architecte ou cavalière. Je me voyais plus dessiner des bâtiments que des vêtements ! J’ai grandi à Santa Fe, dans un environnement artistique (son père était marchand d’art, ndlr). Je montais beaucoup à cheval, aussi… La mode ne m’attirait pas particulièrement.

Alors, comment est-elle entrée dans votre vie ?

J’ai été repérée par un talent scoot à Los Angeles, je devais avoir 18 ans… Mon premier agent, un ex-mannequin, m’a présentée aux agents de Next LA. Et puis j’ai fait une longue pause, pendant laquelle j’ai eu mon fils, Nikko. Ma carrière a réellement démarré ensuite, à mes 22 ans, pendant la fashion week printemps-été 2011.

"Créer quelque chose m'a fait beaucoup de bien"

Aujourd’hui, vous mêlez design et mode avec cette première collection pour Majestic Filatures…

J’ai retrouvé ce qui, il y a longtemps, m’attirait déjà dans l’architecture : le processus de création, partir d’une idée et la développer jusqu’à la réalisation finale… D’un point de vue personnel, créer quelque chose, être responsable d’une collection et prendre des décisions m’a fait beaucoup de bien.

Quel a été votre fil rouge ?

Proposer des vêtements fun, amusants, joyeux. Et faire en sorte que les gens se sentent bien dans leur peau. Je voulais vraiment que cette capsule soit facile à vivre. J’ai ajouté quelques clins d’oeil à mon Arizona natal : le motif étoilé, l’imprimé cactus…

Si vous deviez retenir une seule pièce de la collection ?

Le pull en cachemire que je porte aujourd’hui ! La marinière à manches courtes, aussi. Je suis une grande consommatrice de T-shirts, il y a plusieurs années que je les achète chez Majestic Filatures.

Un conseil pour bien le porter, ce fameux T-shirt Majestic ?

Pour un dîner, quand je veux être chic mais pas overdressed, je le glisse sous un blazer, avec un beau pantalon et une paire d’escarpins. Paradoxalement, un basique peut faire se sentir unique.

"L'environnement doit devenir un réflexe commun"

Pour vous, cette capsule est-elle le point de départ d’un nouveau chapitre ?

Tout à fait. J’ai d’autres projets créatifs en préparation, toujours dans le domaine du prêt-à-porter et, pourquoi pas, renouveler l’expérience avec Majestic Filatures.

Comment voyez-vous votre avenir dans le mannequinat ?

J’aime mon métier. Je m’amuse beaucoup quand je défile ou quand je pose. Le mannequinat me permet de voyager, de découvrir des pays ou des villes que je ne connais pas… Voyager pour les vacances, c’est génial ; voyager pour le travail, c’est presque aussi bien – même si j’avoue aimer par-dessus tout marcher dans les rues de Londres avec mon fils, dîner avec lui et dormir dans mon lit !

Quelles figures de la mode comptent pour vous ?

La maison Yves Saint Laurent. Qui, d’ailleurs, n’existe plus aujourd’hui – elle s’appelle juste Saint Laurent Paris et fait des vêtements aux antipodes… De manière générale, j’aime tout ce qui est élégant : la mode, la beauté et l’art de vivre des années 1930, notamment. Stella McCartney, aussi. J’ai eu la chance de défiler trois fois pour elle. Je la connais bien, comme sa soeur Mary. Sa marque me plaît. Pas seulement parce que ses vêtements sont vraiment faits pour les femmes, mais parce qu’elle se projette vers l’avant et propose une mode durable. Stella ne gaspille pas ses matières, elle n’utilise pas de colorants toxiques et, surtout, pas de matières d’origine animale. Sa griffe est plus éthique que n’importe quelle autre griffe de luxe.

Vous-même, vous militez ?

Absolument. À mon niveau, je réfléchis à comment l’industrie de la mode pourrait être plus durable, à comment chaque marque, chaque créateur pourrait agir en faveur de l’environnement. Ça sonne old school de dire “on va sauver la planète” : il faudrait déjà que chacun change ses habitudes, en réduisant, par exemple, sa consommation de plastique. Beaucoup font cet effort… Ça doit devenir un réflexe commun.

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