Le défilé printemps-été 2018 de Dior à Paris
Fashion Week

Découvrez la nouvelle collection de Maria Grazia Chiuri pour Dior

Exploratrice Belle Époque il y a trois mois, la femme Dior fait un saut dans le temps et se retrouve plongée au crépuscule des années 1960, à l'heure des grands essais féministes, des travaux de Niki de Saint Phalle...et des balbutiements du disco.
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"Why Have There Been No Great Women Artists ?" Un simple t-shirt peut en dire long. Sur la collection qui va venir - un hommage à l'engagée Niki de Saint Phalle - et sur ce qui, au-delà de l'inspiration, en a motivé la création. La dite marinière reprenant le titre d'un essai de Linda Nochlin, historienne théoricienne du féminisme, paru en 1971, les liens idéologiques avec Saint-Phalle coulent de source, et justifient le recourt aux archétypes de la Titi soixante-huitarde en casquette Gavroche, bleu de travail, et maille nonchalante. Au commencement, la femme Dior de l'été est donc une sorte de double d'Anne Wiazemsky dans "La Chinoise", double que Maria Grazia Chiuri rappelle bien vite à ses antécédents de Germanopratine naïve en robe trapèze et babies. Clin d'oeil aux "éclats de miroir" chers à Niki de Saint-Phalle, le poslude de cette collection délaisse tout contexte idéologique pour des considérations purement esthétiques. Une certaine vision du militantisme. 

Mathilde Berthier

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