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Don't miss : la saison 3 de Twin Peaks au MoMa

A partir du 5 janvier, l'iconique série de David Lynch prend ses quartiers au MoMa de NYC. L'occasion de se replonger avec délice dans les mystères de la disparition de Laura Palmer.
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Le col du Stelvio en Lombardie

Traduction : Félix Besson

Grace Coddington

Plus tôt cette année, l’une des forces les plus puissantes de la mode a fait la une des journaux après qu’elle n’ait pas eu d’autre choix que de porter plainte contre une ancienne assistante pour avoir volé plus de 50 000 dollars. Yvonne Bannigan, l'ancienne employée, a facturé ses achats sur la carte de crédit de Coddington, en plus d'avoir vendu sa propriété sur la boutique en ligne de consignation, TheRealReal. Elle fait maintenant face à des accusations de vol qualifié au deuxième et troisième degré.

Justaucorps et éléments de langage 

Du côté des cinematic universes, comme celui des superhéros Marvel, la donne change. Il ne s’agit plus de dépoussiérer indéfiniment le même long-métrage, mais de décliner ad vitam aeternam les mêmes codes, les mêmes formules narratives et les mêmes personnages. Chacun des films centrés sur Iron Man, Thor ou Captain America n’est alors qu’une simple pierre enchâssée dans un vaste édifice dont les propriétaires comptent bien vous faire visiter chaque pièce. Ou chaque rayon, puisque l’on parle d’un supermarché. Et peu importe si certains films, qui confinent à l’anecdote, servent uniquement de produit d’appel pour un projet choral plus coûteux, comme The Avengers. Par la surexploitation et l’abolition des frontières de la fiction traditionnelle, ces franchises garantissent à leurs producteurs un contenu et des profits exponentiels. Une démarche d’épuisement particulièrement en phase avec l’ère Netflix, qui voit des binge-watchers boulimiques avaler des dizaines d’heures consacrées au même univers. Désormais, on ne se contente plus de traverser la vie d’un personnage, mais on connaît ses bulletins de maternelle, la marque de ses slips et la date de son premier rasage. Et même si le patron des studios Marvel, Kevin Feige, suggérait en avril dernier que le prochain Avengers : Infinity War mettrait un terme en 2018 à sa série de vingt-deux films, un reboot de l’ensemble est toujours envisageable. Souvenons-nous après tout que Sony n’avait attendu que cinq ans pour redémarrer la saga Spider-Man après la fin de sa première trilogie en 2007, histoire de rentabiliser sa licence de l’ado-araignée. Spider-Man Homecoming, troisième reboot en date, est, lui, le fruit de la collaboration entre les deux studios, Sony s’étant adjugé les recettes du film, et Marvel celle des produits dérivés. Pour simplifier : Spider-Man, c’est six films et trois héros différents en quinze ans. Peu importe le flacon, donc, pourvu qu’il y ait le justaucorps.

Mais Hollywood a un problème : tant qu’il nous sera impossible de vider notre mémoire dans un disque dur pour regarder la septième version de Madame Doubtfire avec un œil neuf, les accidents comme La Momie pourraient se multiplier. Alors, pour faire passer la pilule, certains prennent des précautions de langage. Comme Dwayne The Rock Johnson, qui maintenait sur son Instagram en août 2016 que Jumanji – qui porte le même nom et raconte la même histoire que le film de 1995 – n’était “pas un reboot, mais une sorte de continuation de l’histoire”. Seul souci, quelques jours plus tard, sa co-star Kevin Hart annonçait ceci à Entertainment Weekly : “Nous faisons le remake d’un film qui n’a pas de points faibles”. Un faux pas qui veut dire trois choses : d’abord que Kevin Hart n’est pas en copie des mails envoyés par l’équipe marketing du film, ensuite qu’il n’a pas vu le premier, et enfin que nous sommes en présence d’un enjeu de communication majeur. Le même qui poussait la Paramount à vendre son nouveau Ben-Hur comme “une nouvelle version du roman de 1880, Ben-Hur : A Tale of the Christ”. Mais pas un remake du film de 1959, basé sur le même livre, que les choses soient claires. Plus inventif, Ghostbusters avait, lui, tenté de remplacer les chasseurs de fantômes initiaux par un quatuor de femmes et parlé de “nouvelle équipe” pour brouiller les pistes. Sans succès. Quant à l’équipe de Star Wars: Episode VII, elle n’avait pas hésité à pitcher son projet comme un “re-quel”. Soit une suite assez similaire au premier film pour servir de doudou à ses fans. Ce qui est, dans le fond, plus honnête. Mais peut-être pas autant que d’admettre que, du côté de Los Angeles, on nous prend vraiment pour des imbéciles.

La sneaker hybride
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