Pop Culture

10 livres pour se changer les idées pendant le confinement

Durant les quinze prochains jours, la plupart d’entre nous resterons probablement cloîtrés à l’intérieur. ​L’occasion de prendre ses distances avec la panique ambiante, de troquer ses écrans contre du papier et ​de (re)découvrir sa bibliothèque mise de côté. On vous offre le moyen de vous évader grâce à ces dix livres que nous allons dévorer pendant cette quarantaine.
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Chez soi, une odyssée de l’espace domestique de Mona Chollet (2015)

Bien que sa sortie remonte à cinq ans, l’essai de Mona Chollet ne pourrait pas mieux s’adapter à la période d’isolement actuelle. Plus qu’un moyen de tromper l’ennui, ​Chez soi est un véritable guide pour apprendre à se sentir bien dans son foyer, qu’il s’agisse d’une immense villa ou même d’un 20m2 parisien. À travers ce livre, Mona Chollet déculpabilise les éternels casaniers et éveille sur la nécessité d’avoir un espace à soi. Décompresser, se retrouver avec soi-même... La maison est finalement, et plus que jamais aujourd’hui, un moyen de se protéger. ​« ​Je me suis demandé pourquoi c'était si peu accepté, pourquoi est-ce qu'on présume qu'on s'y ennuie forcément, qu'on a si peu de ressources ​»​, racontait-elle aux ​Inrockuptibles ​en 2015​. A​vec ce manuel de survie au confinement, celle qui se présente comme ​« ​une justicière en pantoufles de feutre suédoises ​» ​nous fait découvrir les joies de rester cloîtrés à la maison. Le 15 mars, Mona Chollet a par ailleurs partagé une bonne nouvelle sur Twitter : ​Chez soi ​est désormais disponible gratuitement sur le site de Zones Éditions.

La tresse de Laetitia Colombani (2017)

3 femmes, 3 histoires, 3 continents et pourtant plusieurs choses les lient les unes aux autres. Serait-ce cette envie de réussir ou d’échapper à leurs conditions ? Ou bien cette force de caractère ? Pendant cette période de confinement évadez-vous grâce à l’auteure Laetitia Colombani qui vous conte la vibrante histoire de ces femmes que tout oppose. Giulia vit en Italie. Après la mort de son père elle essaye coûte que coûte de sauver son entreprise. Un plan qui va être chamboulé lorsqu’elle rencontre Kamal. L’homme va aider la jeune femme à pousser l’entreprise de son père au-delà des frontières italiennes. Smita est née en Inde et fait partie de la plus basse caste du pays, celle des intouchables. À cause de sa condition éprouvante, elle rêve d’une vie différente pour sa fille et fera tout pour changer son tragique destin dicté par la société indienne. Enfin, Sarah est une femme canadienne à l’apparence soignée. Pour beaucoup, elle semble tout avoir : une carrière prospère, des enfants, une grande maison. Mais sa vie bascule lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer.

L’homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy (1997)

Aux yeux de la société américaine, Ben Bradford est un homme qui a réussi. Prestigieux avocat, résidant dans une maison spacieuse au coeur d’une banlieue paisible, marié à une femme raffinée, et un nourrisson fraîchement débarqué... Il aurait de quoi être fier. Pourtant, ce n’est pas la vie dont il avait rêvé. Enfant, la pression imposée par ses parents freinent ses ambitions artistiques. Frustré, Ben Bradford finit par commettre l’irréparable. Dans ce thriller psychologique, Douglas Kennedy reprend une de ses thématiques phares : comment un seul instant peut faire basculer une vie. Sur fond de rêve américain et de critique du mode de vie matérialiste, l’auteur nous précipite dans le récit d’un businessman mal dans sa peau qui aurait souhaité devenir photographe professionnel. Avec son second roman, Douglas Kennedy instigue chez ses lecteurs une inexplicable fascination pour la vie en cavale. En 2010, Romain Duris a campé le rôle de Ben Bradford dans l’adaptation du roman éponyme réalisée par Eric Lartigau. “​C’est le film de mes rêves”,​ certifiait l’auteur à l’époque.

L’écume des jours de Boris Vian (1947)

Besoin d’irréel pour fuir le réel ? En ces temps de confinement et d’incertitude, le rêve peut parfois paraître plus rassurant que la réalité. Alors, réconfortez-vous en vous plongeant dans la lecture d’un classique : ​L’écume des jours​. Le récit vous fera voyager dans un monde onirique où rien n’a de sens à part l’amour certain entre deux êtres : Colin et Chloé. Boris Vian écrit cette histoire pour sa femme en 1947, soit deux ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. ​L’écume des jours relate l’histoire de couple de Colin et de ses amis qui traversent des épreuves décrites dans cet univers absurde tout droit sorti de l’imaginaire de l’auteur, que nous lui connaissons bien. Colin, éperdument amoureux de sa femme Chloé tente de la sauver car celle-ci a une santé fragile. En effet, elle a un « nénuphar » dans le poumon. Et c’est reparti pour une lente descente aux enfers où tendresse se mêle avec désespoir et onirisme. Boris Vian nous dépeint un tableau coloré et fantastique tout en nous comptant l’histoire actuelle et intemporelle de plusieurs couples. Il explique avec justesse comment la maladie peut affecter un amour qui reste éternel mais difficile à vivre au quotidien.

Nostalgie Friends, un phénomène depuis 25 ans de Kelsey Miller (2019)

Et si, plutôt que de regarder ​Friends ​pour la centième fois durant cette période de confinement, vous en appreniez un peu plus sur la sitcom la plus populaire des années 90 ? Dans cet ouvrage, les fervents adeptes de la troupe du Central Perk auront de quoi se régaler. Alors qu’un épisode spécial regroupant les six acteurs phares est actuellement en préparation, voici l’occasion de s’instruire sur la série qui passionne les foules depuis 25 ans, générations après générations. À travers commentaires, interviews inédites et anecdotes des comédiens, Kelsey Miller explore les faces cachées du mythique show new-yorkais. Au fil des 356 pages, la journaliste américaine transmet son amour pour Friends ​par l’analyse minutieuse des thématiques abordées tout au long des épisodes, et ancre ainsi un peu plus la série dans la réalité du présent. Du mariage homosexuel aux attentats du 11 septembre 2001, en passant par la GPA, cette fabuleuse rétrospective nous ouvre les yeux sur une série que nous pensions connaître sur le bout des doigts.

Appelle-moi par ton nom d’André Aciman (2007)

Ce roman d’André Aciman vous immerge dans une histoire d’amour des années 80 entre deux hommes. Elio n’a que 17 ans, et vit dans une Italie où dolce vita et désir sont à leur paroxysme. Le jeune homme, décrit comme introverti, passe son temps à jouer de la musique et à lire des romans qui nourrissent son désir naissant. Très cultivé pour son âge, il attire vite l’attention d'Oliver, un professeur de philosophie. Fraîchement diplômé de l’université, il est invité par son père à séjourner dans leur demeure pendant l’été. Les deux hommes se cherchent... Elio se prend d’intérêt pour Mariza la voisine mais dans un deuxième temps découvre en lui un désir irrévocable pour Oliver. Après une idylle éphémère, les deux personnages se retrouvent 15 ans plus tard et découvrent que leurs sentiments ont évolué... En 2017, le roman d’André Aciman a été adapté au cinéma par Luca Guadagnino. Le film  met en scène Timothée Chalamet dans le rôle d’Elio et Armie Hammer dans celui d’Oliver. Une histoire d’amour vibrante et humaine qui vous touchera et vous divertira pendant cette période de confinement.

Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wild (1890)

Et si vous pouviez rester éternellement jeune et beau ? C’est le choix qu’a fait Dorian Gray, un jeune dandy londonien. D’une rare beauté, il grimpe l’échelle sociale et s’entoure de deux hommes, le peintre Basil Hallward et Lord Henry. L’artiste subjugué par la beauté du jeune homme décide de faire un portrait de ce dernier et de lui offrir. Rapidement, Dorian va envier l’éternelle beauté du tableau que lui a donné son ami. Il fait alors un pacte avec le diable afin de conserver son apparence : « ​Si c’était moi qui toujours devais rester jeune, et si cette peinture pouvait vieillir ! Pour cela, pour cela je donnerais tout ! Il n’est rien dans le monde que je ne donnerais... Mon âme, même ! ». Suite à ce contrat, le destin du protagoniste sera transfiguré. Une vie de débauche l’attend, associée à des rebondissements qui vont modifier le tableau révélateur de l’âme du personnage. Un classique, qui en ce temps de crise sanitaire, permet une introspection des désirs égoïstes au caractère éphémère de l’humanité. 

Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert (2006)

“J’étais une femme mariée malheureuse, je n’aimais pas mon corps et tout le monde guettait une grossesse que je ne voulais pas. J’ai divorcé, vendu mes affaires et je suis partie pour un tour du monde”​, racontait Elizabeth Gilbert à ​Elle. C​’est ainsi qu’à 31 ans, elle a quitté la vie de rêve dans laquelle elle ne se reconnaissait pas : un mari attentionné, une charmante maison et une carrière prometteuse... En parcourant le monde, Elizabeth Gilbert a appris à se construire elle-même, sans aucune barrière ni convention. Dans ce livre, l’auteure souligne la capacité des femmes à affronter les épreuves, revendique l’importance de penser à soi, et surtout incite à tenter un maximum d’expériences. Oser, c’est son mantra. Adapté en 2010 sur grand écran, avec la pétillante Julia Roberts dans le rôle principal, le roman d’Elizabeth Gilbert a rencontré un franc succès aux États-Unis et dans le monde entier. Une remarquable leçon de bonheur, à consommer sans modération en cette période de crise !

Orgueil et Préjugés de Jane Austen (1813)

Pour faire face au virus Covid-19, quoi de mieux que se rassurer en lisant une histoire d’amour. Orgueil et Préjugés est probablement l’une des romances les plus connues de la littérature britannique. Rédigée au début du 19ème siècle par Jane Austen, l’écrivaine dépeint, derrière les aventures sentimentales des cinq filles Bennet, la vision étroite de la société anglaise de l’époque. Une histoire bien ficelée, des personnages attachants et une écriture intemporelle, font de ce chef-d’oeuvre un livre encore actuel aujourd’hui. Le titre Orgueil et Préjugés semble faire référence aux deux choses qui régissaient la vie des Anglais de l’époque : le mariage et l’argent, dont il est question tout le long de l’histoire. Ce livre adapté au grand écran en 2005 par Joe Wright avec Keira Knightley et Matthew Macfadyen est disponible sur Netflix. Alors n’attendez plus, lancez-vous dans ce roman fort en émotion et en rebondissement pendant cette période de confinement.

J’ai dû rêver trop fort de Michel Bussi (2019)

Mêler roman d’amour et thriller, là réside tout le génie de Michel Bussi. ​“J’ai voulu réunir deux formes d’émotions littéraires qui se croisent rarement dans le même roman : le romantisme mélancolique d’une histoire d’amour passionnelle, et l’addiction d’une intrigue à suspense, avec son lot d’évènements inexplicables, de crimes et manipulations à élucider”​, explique-t-il. De quoi nous tenir en haleine. Dans ce récit à la fois bouleversant et totalement saisissant, l’écrivain aux huit millions d'exemplaires vendus nous transporte dans la vie d’une hôtesse de l’air. Mariée et mère de famille de 53 ans, Nathy a pourtant failli voir sa vie dévastée par une brève passion amoureuse survenue vingt ans plus tôt. Dans son livre, Michel Bussi nous plonge au coeur d’un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, entre les quatre escales de Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta. D’étranges coïncidences viennent troubler l’esprit de Nathy, comme si cet inoubliable épisode de sa vie ressurgissait peu à peu. Finalement, peut-être que les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais...

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