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Quand le trousseau de mariée inspire les créateurs

Inspirées par la dimension artisanale plus que par la symbolique du trousseau, les maisons de couture en équipent leurs fidèles pour l’hiver.
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Collection Preen automne-hiver 2019-20.

Si assortir sa chemise à son oreiller est un fantasme d’aujourd’hui, hier, le bon sens l’exigeait. Le démiurge Alessandro Michele, chez Gucci, dessine en 2019 blazers et coussins en miroir ? Les Anciens ont longtemps pourvu nouveaux-nés, adolescents et futures mariées d’un package harmonieux de linge de maison et de vêtements à un moment charnière de leur vie. Ce nécessaire associait à la dimension symbolique du passage celles de la famille et de l’artisanat. Car c’est à la maison, et à la main, qu’on patronnait, cousait et brodait le trousseau. Aujourd’hui, les créateurs s’inspirent de cette tradition. Tissage, dentelle... les collections de Simone Rocha convoquent bien des savoir-faire ancestraux, gommant les frontières entre mode et art de vivre. Dans un même souci d’homogénéité, la maison italienne Loretta Caponi applique son fameux point de chaînette à de robes longues et à des serviettes de table. Linge de lit et vêtements se confondent chez Horror Vacui, où l’ingénieuse Anna Heinrichs travaille des imprimés surannés. Outre-Manche, enfin, Preen propose des édredons, des nappes, des bougies en parfaite harmonie avec ses collections prêt-à-porter. Les imprimés sont floraux ou graphiques, la facture, rétro. L’esprit? Cottage anglais revu à la sauce punk. Un service de porcelaine, spécialement édité pour l’e-shop Matchesfashion, a d’ailleurs récemment complété le tableau. Ou plutôt, le trousseau.

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