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Dior : mémoire d'étoiles

Pour la grande maison de l’avenue Montaigne, seule l’horlogerie alliée à la joaillerie peut offrir un tel spectacle visuel, entre étoiles filantes et explosions lumineuses. Zoom sur les collections Dior Grand Soir Feux d’Artifice, Dior VIII Montaigne Clair de Lune, La Mini D de Dior Satine et La Mini D de Dior Rose des vents…
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Christian Dior croyait en sa bonne étoile. Mieux encore, le brillant couturier était persuadé de devoir au destin, à la chance, à la bonne fortune, son talent autant que sa réussite. C’est pourquoi il resta fidèle toute son existence aux « signes » qu’il décelait dans son environnement et son quotidien. Que ce soit dans le jardin de son enfance, les lumières de Paris ou la féerie des bals où il se sentait heureux, la vie lui envoyait des messages, pensait-il. Alors ces couleurs, ces fleurs, ces étoiles, ces chiffres porte- bonheur, il les transposait sur les vêtements qu’il dessinait.

Les stylistes qui prirent le relais après sa disparition rendirent hommage au maître en s’inspirant, à leur tour, de sa philosophie. Ce fut notamment le cas à partir de 1975, lorsque la maison de couture aborda un nouveau terrain d’expression: l’horlogerie. Dès que le nom de Christian Dior se trouva associé à la maîtrise du temps, tous les codes esthétiques traduisant l’esprit du couturier commencèrent à vivre également à travers ces montres. Une nouvelle histoire issue d’une savante alchimie entre le temps et la haute couture. Car au sein de la maison de l’avenue Montaigne, mode, joaillerie et horlogerie ont toujours respiré le même oxygène, partagé la même sensualité et exprimé les mêmes audaces créatives.

Ce parcours horloger particulier connut un nouvel élan en 2001, quand les ateliers Dior dédiés aux montres trouvèrent à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, le cadre parfait pour marier esprit parisien et savoir-faire helvétique. Deux années suffirent pour donner naissance à un modèle emblématique destiné aux femmes, La D de Dior, signée Victoire de Castellane. Une apparition suivie, en 2004, par celle de Chiffre Rouge, première montre masculine signée Dior.

Un autre événement majeur se produisit en 2011, qui changea le cours de l’histoire du département Dior Horlogerie: à savoir, la création d’un mouvement mécanique tout à fait novateur. Ce calibre à remontage automatique affichait l’étonnante particularité d’être positionné à l’envers. C’est-à-dire de disposer d’un rotor qui avait renoncé à sa traditionnelle implantation au fond du boîtier pour se placer de façon bien visible, côté cadran. Ce coup de génie allait ouvrir nombre de portes créatives inédites. Grâce à ce parti-pris technique, la masse oscillante ajoutait, en effet, à sa fonction initiale – le remontage du mouvement grâce à sa rotation – une dimension esthétique aux multiples variantes.

C’est à partir de ce calibre automatique, Dior Inversé 11 ½, que fut conçue, en cette même année 2011, la ligne Dior Grand Bal. Une appellation choisie pour rendre hommage à Christian Dior et qui rappelait son attachement pour les bals. « Les fêtes ont ceci de nécessaire qu’elles apportent de la joie », estimait cet esthète raffiné, que l’on retrouvait régulièrement lors des grandes fêtes de son époque. « Surtout les plus belles et surtout les plus folles », ont écrit les historiens de la maison: « Le bal, cet art d’être ensemble si typiquement français – de La Princesse de Clèves jusqu’à À la recherche du temps perdu – connaissait alors son dernier âge d’or. Ce crépuscule fut flamboyant et Monsieur Dior, invité mais aussi costumier, en fut – au même titre que les célébrités qu’il habillait – l’un des acteurs les plus passionnants. »

En 1951, au lendemain du mythique Bal du siècle donné à Venise, dans le palais Labia, par le collectionneur et mécène Charles de Beistegui, Christian Dior eut ces paroles: « Celle-ci fut la plus belle des fêtes que je vis et que je ne verrai jamais. » D’emblée, les nouvelles montres Dior au mécanisme placé sens dessus dessous allaient permettre à la mode et à l’horlogerie de parler un même langage et de cultiver des racines similaires, mêlant intimement le goût de l’essentiel et l’art de la futilité, tous deux chers à Christian Dior. On murmure que le principe du calibre automatique Dior Inversé 11 ½ naquit à l’instant même où les designers, observant la danse de la masse oscillante, eurent l’impression de contempler une robe virevoltant au rythme des mouvements du poignet. Ils se demandèrent aussitôt si la rotation mécanique destinée à fournir l’énergie au mouvement serait capable de dépasser sa fonction première et devenir une danse bien réelle. L’idée sans doute un peu folle fut adoptée avec enthousiasme et l’esthétique immédiatement brevetée. Il restait pourtant une étape importante: passer du rêve à la réalité…

Cette métamorphose s’accomplit grâce à un échange de talents: les métiers d’art et les savoir- faire artisanaux liés à la haute couture se mirent, en effet, au service de l’horlogerie. On vit donc le rotor se parer d’une délicate résille de diamants, d’un plissé fait de marqueterie de jade ou d’opale, d’une corolle de pétales de nacre ou même d’un envol de plumes.

Ainsi naquit la collection Dior Grand Bal qui réunit, au fil des mois et des années, d’éblouissantes pièces inspirées de robes de bal, prélude à d’autres interprétations toujours plus près des valeurs laissées en héritage à la maison Christian Dior par son fondateur. En particulier, son amour pour la nature.

2018, explosion de lumière et de couleurs 

L’esprit de la haute couture s’exprima par la suite au sein de la collection horlogère Dior Grand Soir. Et ces garde-temps d’exception gagnèrent encore en raffinement et en intensité poétique grâce à une inspiration végétale. Huit montres Dior Grand Soir Botanic virent, en effet, le jour en 2017, invitant à savourer les délices d’un jardin peuplé de variétés imaginaires.

En 2018, les designers de Dior Horlogerie ont décidé de tourner leurs regards vers les cieux et de faire de cette année un éblouissement de feu et de couleur. La collection Dior Grand Soir Feux d’Artifice est composée de quatorze pièces uniques. Chacune d’entre elles accueille sur son cadran une gerbe d’étincelles, surgissant d’un ciel nocturne. Le secret de cet effet spectaculaire se retrouve dans l’art joaillier de la maison Dior. C’est une profusion de pierres précieuses qui génère cette impression d’explosion de lumière. On retrouve sur le cadran, comme guidés par des rais d’or dans leur jaillissement, des diamants tailles triangle ou brillant, des saphirs bleus, des émeraudes, des tsavorites…

Le boîtier n’est pas en reste et joue sa partition scintillante par la grâce d’un serti neige hors du commun car respectant un savant dégradé de couleurs. On imagine le nombre de pierres précieuses mises à disposition des sertisseurs pour réussir cette progression dans les teintes… Par sa texture savamment travaillée, même le bracelet en cuir pailleté se met au diapason de la féerie caractérisant chaque pièce unique de cette collection Dior Grand Soir Feux d’Artifice. Pour aller encore plus loin dans l’effet bouquet lumineux et explosion de soleils colorés, les aiguilles heures et minutes semblent « éclater » sur le cadran à 4 h, 6 h ou 10 h suivant les versions. Et pour que la fascination trouve une partie de son explication, les mots « Minuit, ciel de Paris » se détachent sur un décor en aventurine aux allures de voûte étoilée…

À l’image de la couture dont elle partage la magie, la collection Dior Grand Soir Feux d’Artifice a nécessité une addition de savoir-faire. Nombre de spécialistes ont laissé libre cours à leur talent pour reconstituer un feu d’artifice dans un diamètre de 36 mm de diamètre. Pour parvenir à créer cette véritable explosion joaillière, ce sont les plus belles pierres précieuses – diamants, saphirs, saphirs jaunes, saphirs roses, rubis, grenats tsavorites, émeraudes, améthystes et spinelles gris – qui ont été réunies ici. Autant de couleurs subtiles qui ont permis de composer le décor de ces neuf montres, chacune réalisée en pièce unique. En 2018, soit soixante et un ans après la disparition de Christian Dior, sa passion pour les feux d’artifice lui a survécu de façon éblouissante. Et la couleur continue d’imprégner le style de sa maison, notamment à travers des spectaculaires collections horlogères, au sommet desquelles brillent les modèles exceptionnels Dior Grand Soir Feux d’Artifice.

Une «étoffe» de fils métalliques entrelacés

En dessinant une version baptisée « Satine » de La Mini D de Dior, Victoire de Castellane, directrice artistique de la joaillerie Dior, avait voulu entremêler horlogerie et haute couture, en restant fidèle aux racines de la maison. Elle s’était alors inspirée des rubans de satin que Christian Dior affectionnait, pour concevoir un bracelet prenant l’apparence d’un ruban de métal porté au poignet. Ah ! Ces fameux rubans, ces « petits bouts de tissu » comme les appelait le couturier… « Le petit nœud en ruban a toujours été l’un des accessoires féminins les plus prisés. Il en existe dans toutes les tailles et quasiment toutes les matières. Vous pouvez les utiliser sur des manches, des poignets », écrivait-il dans le Petit Dictionnaire de la mode qu’il avait rédigé. C’est précisément la polyvalence esthétique du ruban que Victoire de Castellane a souhaité retrouver à travers l’étonnant bracelet de montre qu’elle a choisi, lequel est fabriqué sur le principe de la maille milanaise. Rappelons que ce type de bracelet, apparu dans la capitale de la Lombardie, au nord de l’Italie, dans les années cinquante, pour concurrencer le traditionnel cuir, était constitué de fils métalliques entremêlés lui donnant l’allure d’une cotte de mailles. Raison pour laquelle on l’avait appelé “maille milanaise”.

Son héritier millésime 2018 doit, quant à lui, son existence aux méthodes artisanales de fabrication des galons, des liserés ou des rubans, que l’on trouve à l’accoutumée sur des vêtements. Des techniques « couture » qu’il a été indispensable d’adapter : « Le défi a été de traduire l’art ancestral de la passementerie en langage horloger », explique Victoire de Castellane, qui s’est attachée à concevoir un bracelet de type maille milanaise aussi souple qu’un ruban de satin. Concrètement, la première étape a consisté à utiliser une sorte de machine à tricoter pour tisser au fur et à mesure une « étoffe » faite de fils métalliques finement entrelacés.

Dans un deuxième temps, on a découpé dans ce curieux tissu des bandelettes aux dimensions des bracelets. Chaque ruban d’or jaune, d’or rose ou d’acier a ensuite été fini et poli à la main afin d’obtenir une surface parfaite et transcrire le style voulu pour La Mini D de Dior Satine. Sur cette version au boîtier en acier de 19 mm de diamètre, un somptueux cadran en lapis lazuli, enserré au cœur d’une lunette en or jaune serti de diamants, confère à la montre un aspect de ciel nocturne piqueté d’étoiles. Métal précieux, diamants, lapis-lazuli et bracelet maille milanaise en acier équipé d’une boucle déployante sertie, constituent une pièce délicieusement raffinée. Un hommage, une fois encore, à la passion qu’éprouvait Christian Dior pour l’immensité de l’espace et la magie de l’inconnu.

L’heure au clair de la Lune 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il avait pu faire coïncider la création de la maison de couture avec le retour de la paix, profitant de ce qu’il avait appelé un alignement propice des étoiles, Christian Dior avait évoqué un grand écrivain : « Je crois qu’Alphonse Daudet a un jour écrit : “Je voudrais par mes œuvres être un marchand de bonheur.” Dans ma modeste sphère de couturier, je poursuis le même rêve. Mes premières robes se sont appelées Amour, Tendresse, Corolles, Bonheur. Les femmes, avec leur instinct si sûr, ont dû comprendre que je rêvais de les rendre non seulement plus belles, mais plus heureuses. » Pour asseoir son propre bonheur et se convaincre de sa réalité, Christian Dior consultait des cartomanciennes, s’imprégnait de leurs prophéties, guettait les signes du destin et interrogeait la Lune. Aujourd’hui, l’astre de la nuit brille au travers de la collection horlogère Dior VIII Montaigne Clair de Lune, qui s’est enrichie cette année de trois nouveaux modèles. Selon les créateurs de ces montres, chacune incarne à sa façon les mystères de l’unique satellite naturel de la Terre, et rend hommage à la fascination qu’éprouvait Christian Dior pour la voûte céleste.

Les trois pièces inédites, réalisées dans un diamètre de 36 mm, représentent un ciel nocturne parsemé d’étoiles où apparaît la Lune lors de ses différentes phases : croissant de lune, demi-lune ou pleine lune. Sur le cadran, ses reliefs sont représentés à l’aide de fils d’or et de diamants, tandis que la glace en saphir bombé évoque la rondeur de l’astre lunaire.

Seulement 88 exemplaires de chaque version seront réalisés avec un boîtier en or jaune poli, une lunette sertie de diamants ronds (120 diamants pour un total d’environ 1,03 carat), une couronne sertie d’un diamant taille rose, un mouvement mécanique à remontage automatique disposant d’une réserve de marche de 42 heures, une glace de fond ornée d’un décor en métallisation couleur or jaune, des aiguilles des heures et minutes facettées couleur or jaune, une aiguille des secondes facettée couleur or blanc, et un bracelet en alligator noir avec boucle à ardillon en or jaune serti de diamants ronds.

La rose des vents, entre tradition et insolence 

La rose des vents, entre tradition et insolence 

D’étoile, il est encore question avec La Mini D de Dior Rose des vents. Une étoile à huit branches prenant l’aspect d’une boussole, objet omniprésent dans l’enfance de Christian Dior. à Granville, en Normandie, dans sa maison natale baptisée « Les Rhumbs » (du nom des trente-deux divisions d’une rose des vents) et s’ouvrant sur la mer, le jeune garçon regardait s’éloigner les bateaux et rêvait d’évasion. Comme pour l’aider dans ses songes, une rose des vents figurait sous forme d’une mosaïque au fond d’un bassin creusé dans le jardin, derrière la grande villa. Il était donc écrit que ce symbole allait l’accompagner toute sa vie durant. On comprend pourquoi Victoire de Castellane a pu se sentir inspirée en concevant une collection portant ce nom. « J’ai voulu partir de l’idée d’un petit pendentif à motif. Derrière le symbole du voyage, on retrouve l’étoile porte-bonheur de Christian Dior, mais aussi la rose, sa fleur fétiche. Toute l’histoire de la maison est là, en filigrane », explique-t-elle aujourd’hui.

Au départ uniquement composée de bijoux, la collection comprend à présent médaillons, bracelets, colliers, sautoirs, boucles d’oreilles, bagues. Et aussi des montres. Des garde-temps très féminins qui mettent en scène une rose des vents tournant au moindre mouvement, comme soumise à la brise. « La Mini D de Dior Rose des vents s’anime telle une boussole, prête à guider et protéger sa propriétaire », assure-t-on avenue Montaigne. Mais au-delà du concept horloger au visage ludique, Victoire de Castellane voit dans cette étoile à huit branches – huit comme le chiffre fétiche de Christian Dior –, une métaphore de la création : « Créer, c’est chercher, tourner en rond, puis trouver son repère cardinal et partir en voyage. La création est l’empreinte d’un voyage immobile », dit-elle joliment.

Pour rendre cette montre à la fois sobre et accessible, Dior a choisi de la fabriquer en acier. Mais par contraste, le cadran joue la carte du glamour grâce à une laque rose fluo ou rouge vif. Une couleur qui fut particulièrement chère au cœur de Christian Dior : « Le rouge est une couleur très énergique et bénéfique. C’est la couleur de la vie. Je conseille à chacune d’arborer une touche de rouge, ne serait-ce qu’un foulard ou une ombrelle », répétait-il. Aujourd’hui il ajouterait : ou une montre. 

Quant au choix audacieux du rose fluo, le couturier aurait disposé d’une réponse témoignant de sa créativité: « Respecter la tradition et oser l’insolence, car l’une ne saurait aller sans l’autre. »

La séduction de La Mini D de Dior Rose des vents naît également du style de la lunette grain de riz soulignée d’un millegrain. Et de sa couronne sertie de diamants. En contraste, on apprécie la touche de sobriété liée à la présence de deux petites aiguilles heures et minutes, épurées, qui figurent au centre du cadran et sont animées par un mouvement à quartz.

Autre signe distinctif de ce modèle emblématique, le bracelet, sur lequel le boîtier semble simplement posé, sans attaches apparentes, est réalisé dans un élégant satin noir d’esprit très couture. La teinte noire représente un support idéal pour laisser le cadran s’exprimer, qu’il soit rouge ou rose. « Le noir et le blanc pourraient suffire, mais pourquoi se priver de la couleur? », insistait Christian Dior. Ainsi conçue, La Mini D de Dior Rose des vents constitue un modèle très pur que sa créatrice résume d’une formule imagée: « Le temps mis à nu dans sa plus simple expression. » Dior Grand Soir Feux d’Artifice, La Mini D de Dior Satine, Dior VIII Montaigne Clair de Lune, La Mini D de Dior Rose des vents, autant de montres fidèles à l’esprit et aux passions de Christian Dior. Des garde-temps nés sous une bonne étoile…

D’étoile, il est encore question avec La Mini D de Dior Rose des vents. Une étoile à huit branches prenant l’aspect d’une boussole, objet omniprésent dans l’enfance de Christian Dior. à Granville, en Normandie, dans sa maison natale baptisée « Les Rhumbs » (du nom des trente-deux divisions d’une rose des vents) et s’ouvrant sur la mer, le jeune garçon regardait s’éloigner les bateaux et rêvait d’évasion. Comme pour l’aider dans ses songes, une rose des vents figurait sous forme d’une mosaïque au fond d’un bassin creusé dans le jardin, derrière la grande villa. Il était donc écrit que ce symbole allait l’accompagner toute sa vie durant. On comprend pourquoi Victoire de Castellane a pu se sentir inspirée en concevant une collection portant ce nom. « J’ai voulu partir de l’idée d’un petit pendentif à motif. Derrière le symbole du voyage, on retrouve l’étoile porte-bonheur de Christian Dior, mais aussi la rose, sa fleur fétiche. Toute l’histoire de la maison est là, en filigrane », explique-t-elle aujourd’hui.

Au départ uniquement composée de bijoux, la collection comprend à présent médaillons, bracelets, colliers, sautoirs, boucles d’oreilles, bagues. Et aussi des montres. Des garde-temps très féminins qui mettent en scène une rose des vents tournant au moindre mouvement, comme soumise à la brise. « La Mini D de Dior Rose des vents s’anime telle une boussole, prête à guider et protéger sa propriétaire », assure-t-on avenue Montaigne. Mais au-delà du concept horloger au visage ludique, Victoire de Castellane voit dans cette étoile à huit branches – huit comme le chiffre fétiche de Christian Dior –, une métaphore de la création : « Créer, c’est chercher, tourner en rond, puis trouver son repère cardinal et partir en voyage. La création est l’empreinte d’un voyage immobile », dit-elle joliment.

Pour rendre cette montre à la fois sobre et accessible, Dior a choisi de la fabriquer en acier. Mais par contraste, le cadran joue la carte du glamour grâce à une laque rose fluo ou rouge vif. Une couleur qui fut particulièrement chère au cœur de Christian Dior : « Le rouge est une couleur très énergique et bénéfique. C’est la couleur de la vie. Je conseille à chacune d’arborer une touche de rouge, ne serait-ce qu’un foulard ou une ombrelle », répétait-il. Aujourd’hui il ajouterait : ou une montre. 

Quant au choix audacieux du rose fluo, le couturier aurait disposé d’une réponse témoignant de sa créativité: « Respecter la tradition et oser l’insolence, car l’une ne saurait aller sans l’autre. »

La séduction de La Mini D de Dior Rose des vents naît également du style de la lunette grain de riz soulignée d’un millegrain. Et de sa couronne sertie de diamants. En contraste, on apprécie la touche de sobriété liée à la présence de deux petites aiguilles heures et minutes, épurées, qui figurent au centre du cadran et sont animées par un mouvement à quartz.

Autre signe distinctif de ce modèle emblématique, le bracelet, sur lequel le boîtier semble simplement posé, sans attaches apparentes, est réalisé dans un élégant satin noir d’esprit très couture. La teinte noire représente un support idéal pour laisser le cadran s’exprimer, qu’il soit rouge ou rose. « Le noir et le blanc pourraient suffire, mais pourquoi se priver de la couleur? », insistait Christian Dior. Ainsi conçue, La Mini D de Dior Rose des vents constitue un modèle très pur que sa créatrice résume d’une formule imagée: « Le temps mis à nu dans sa plus simple expression. » Dior Grand Soir Feux d’Artifice, La Mini D de Dior Satine, Dior VIII Montaigne Clair de Lune, La Mini D de Dior Rose des vents, autant de montres fidèles à l’esprit et aux passions de Christian Dior. Des garde-temps nés sous une bonne étoile…

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