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Connaissez-vous Moscot ?

Véritable institution du Lower East Side, Moscot est la référence en matière d'optique efficace et confidentielle. À deux mois de leur première ouverture parisienne, retour sur une histoire de famille comme peu subsistent encore.
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Dominée par les grands pontes du secteur, l'industrie de la lunette se répartie entre grandes multinationales et petits fabricants au volume de production très confidentiel. Pourtant, entre ces deux extrêmes, quelques success-stories familiales subsistent. Et Moscot s'apparente sans aucun doute à la plus intéressante d'entre elles. Fondée en 1915 par Hyman Moscot, fraîchement débarqué à New-York de son Minsk natal, la maison prend d'abord la forme d'une boutique de revente de montures dèjà finalisées sur Orchard Street. Et, quelques générations plus tard, l'entreprise - qui est restée à 100% sous le contrôle de la famille Moscot - n'a pas bougé de l'Est de Manhattan. Le brief de base ? Une passion pour l'optique, pour le septième art et la culture de la qualité. Autant de valeurs fondatrices de la maison Moscot qui l'ont faite perdurer dans le temps, en dépit d'une conjoncture parfois compliquée. Car n'oublions pas qu'aux États-Unis, comme aime à le rappeler Harvey Moscot, le PDG actuel et petit-fils d'Hyman, l'optique est tout d'abord un outil médical et non un accessoire de mode. 

Adulée du star-système

Bien que la marque prône plutôt une élégance intemporelle, bien pensée et joliment manufacturée, Moscot peut aussi se targuer d'avoir conquis, parmi les premières, une clientèle d'esthètes. La raison ? Autour de l'adresse mythique du Lower East Side, à l'époque de l'ouverture, gravitaient les plus grands noms de la scène artistique new-yorkaise bohème. Ainsi, petit à petit, le lunettier d'Orchard Street conquiert, même après les changements d'adresse répétés, une clientèle haut de gamme qui partage sa vie entre les tapis rouges de Broadway et le Hollywood Boulevard de L.A. lorsqu'elle n'est pas en plein tournage. Aujourd'hui, on ne saurait citer le nombre d'illustres clients de la maison, qui ont choisi Moscot pour habiller leur visage (souvent valorisé à plusieurs millions) : de Johnny Depp dans la vie de tous les jours à Justin Theroux dans Mulholland Drive, de Jeff Goldblum à James Franco, aucun ne quitte sa monture made in NYC. Surtout que, depuis ses débuts, la marque n'a attiré que par sa vocation pour l'excellence, et non par des coups marketing. 

Le virage mode

Bien que purement axée sur le style et non sur la tendance, Moscot n'a pas échappé à l'incubateur de talents qu'est la collaboration. Mais une sorte de collaboration organique, qui prend tout son sens lorsqu'elle est dévoilée. Après BLK DNM, la maison redéfinit l'esthétique optique du label new-yorkais Tibi. Et s'ouvre désormais à l'industrie de la mode d'une manière contrôlée et saine, grâce à Zack Moscot, le fils de Harvey, cinquième génération au compteur. À l'approche de la première boutique Moscot en France, plus précisément rue du Temple, à Paris, on ne peut s'empêcher de se demander si, au final, le branding excessif et le logotage de lunettes seraient en fin de course. Et si, au final, il ne suffisait que de passion, d'amour de son métier et d'héritage pour habiller son regard. Rendez-vous dans trois mois pour s'en assurer. 

 

www.moscot.com 

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