Femmes

Esther McGregor : "Je veux voir la beauté mais aussi les horreurs du monde"

Elle chante, joue la comédie, prend la pose, surfe et s’engage… Bien plus qu’une “fille de”, Esther McGregor est l’incarnation d’une jeunesse brillamment touche-à-tout.
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Par un matin ensoleillé, Esther McGregor, 17 ans, arrive au studio avec sa grande sœur, Clara. Elle est venue de Los Angeles assister à la fashion week new-yorkaise et le défilé de la créatrice Batsheva, pour lequel elle doit défiler et chanter. Elle rêve de vivre un jour dans cette ville essoufflante, comme Clara. Mais elle doit d’abord finir l’école, surfer encore et encore, travailler ses cours de théâtre, écrire des chansons et faire du baby-sitting. Mannequin à ses moments perdus, Esther aime bien la mode mais préfère à son dressing le cinéma et ses playlists avec, en tête, Nirvana (parce que c’est dark), Radiohead, Bob Dylan et David Lynch (pour la même raison). Le reste du temps, elle lit. Activiste en herbe, elle aime aussi participer à des mouvements féministes. 

Sous les coups de pinceau à make- up et de fer à lisser, Esther reste cool, souriante, drôle, impassible. Elle me montre la vague tatouée sur son poignet, marque de son amour pour le surf et l’océan, et parle un français impeccable, avec une touche d’accent américain. Elle a grandi en vadrouille avec sa famille qui suivait les tournages de son père, Ewan McGregor, a vécu à Londres puis à Los Angeles. “À L.A., je ressens une certaine pression, mais nous vivons de manière très confortable, dit-elle. À New York, il y a davantage d’énergie, la mode est plus intéressante, c’est plus excitant. Quand je viens à New York tout change, et ce que je ne parviens pas à faire à L.A., j’arrive à le faire ici, comme écrire mes chansons… Les paroles viennent alors plus naturellement.”

Esther poste ses chansons sur son compte Instagram, des ballades folk très personnelles, amalgames attachants de voix et de guitare. “L’art, c’est ce qui provoque des émotions profondes, déclare-t-elle. Si je suis en colère et que j’éprouve l’envie d’écrire une chanson un peu dissonante, c’est parce que je veux toucher les autres. Je veux que ma musique inspire la réflexion, l’évolution.” 

“Depuis que je suis née, je suis actrice. J’ai toujours voulu être actrice, ce qui est assez effrayant. Le théâtre, le cinéma sont les bases de ma passion pour tout le reste, l’art, la musique. J’ai découvert tant d’univers. grâce à cette passion.”

Sous les projecteurs de L’Officiel, Esther aime les jeux de rôles, la sensualité exaltée, le romantisme créatif, les imaginaires fous d’une adolescence entêtante. Le jeu, l’humour, c’est un état d’esprit naturel pour elle. “Depuis que je suis née, je suis actrice. J’ai toujours voulu être actrice, ce qui est assez effrayant, raconte-t-elle. Le théâtre, le cinéma sont les bases de ma passion pour tout le reste, l’art, la musique. J’ai découvert tant d’univers grâce à cette passion. Mon désir est d’écrire de belles histoires et des scripts. Je veux travailler avec de grands metteurs en scène qui propulsent les gens, déstabilisent les esprits, vous font réfléchir à de nouvelles choses. J’adore les films d’art et les belles images. Je veux voir la beauté et aussi les horreurs du monde.”

Coiffure Moiz Alladina
Maquillage Jaleesa Jaikaran
Assistant photo Andrew Espinal
Assistante stylisme Gabriela Cambero

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