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Chez Maison Valentino, Pierpaolo Piccioli fait l'éloge de l'être humain

Ce dimanche, Pierpaolo Piccioli a livré pour la maison romaine une vision intuitive et sensible du vêtement.
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S’il aime dire qu’il démarre une collection à partir d’une réflexion et non d’une inspiration, le créateur et directeur artistique de la Maison Valentino Pierpaolo Piccioli a choisi pour l’hiver prochain de mettre au centre de son propos l’être humain. Et avec lui sa diversité, sa complexité, ses différences. Tous pareils, tous différents ! Mais tous ensemble pour ne former qu’un. Une utopie moderne traduite par des codes vestimentaires classiques et uniformes choisis par le couturier pour promouvoir l’égalité. Les silhouettes sont majoritairement noires, gracieuses, nettes, verticales, soutenues par de fortes chaussures plates, imposantes, ornées du logo V de la griffe. Il y a dans ce mix du masculin et du féminin, un juste équilibre entre ce que nous impose le monde d’aujourd’hui, être souple, fort, sensuel, digne. Le cuir est magistral, puissant, sur une robe bustier, une jupe crayon, un top blousant. 

De jeunes hommes se glissent au milieu de ces silhouettes féminines aux codes masculins. Eux aussi tout de noir vêtus. Billie Eilish chante all the good girls go to hell tandis qu’un orchestre live, devant nous, enrichit la bande son, la rendant plus humaine, plus fragile. Des paillettes sequins nous rappellent que la vie est pétillante, belle. Le rouge se pose sur un long manteau à la sévérité délicate. Les corps sont mouvants. Plus encore lorsqu’ils sont parés d’une étoffe légère et transparente. Rouge ou chair. Ils ne sont jamais chichiteux, ce n’est pas l’habitude de la maison.
 

La frontière homme/femme se ressert. Encore plus flou, toujours plus fine. Tiens Lara Stone fait une apparition dans un long manteau sans manche en chevron de laine. On est heureux de la revoir. Comme on est heureux de sentir chacun de ces corps, de ces visages. Celui de Kaia Gerber mutin, fin, tendre. Pensé comm un uniforme, le vêtement laisse la place à l’individu unique. Coco Chanel disait que le plus beau compliment que l’on pouvait faire à une femme était "Vous êtes belle" et non pas "Votre tenue est superbe". Ce même esprit soufflait sur la collection Valentino. 

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