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Nouvelle Vague : Filles à Papa

Ils ont la passion du beau vêtement. Celui qui dit beaucoup de nous, si ce n’est tout. Focus sur les créateurs de ces marques encore confidentielles, prêtes à prendre la lumière pour mieux nous la donner.

Une vision acérée sur la mode et un instinct précis pour chahuter les coupes et les couleurs. Les sœurs de Filles à Papa, Carol et Sarah Piron, n’ont pas leur pareil pour convoquer l’inattendu. Leurs détournements pop et grunge agitent la planète mode depuis plusieurs saisons, pour le plus grand plaisir des filles en quête de punch stylistique.

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Sarah et Carol Piron portrait - Crédit photo Grégory Derkenne.tif
Carol et Sarah Piron.

Travailler dans la mode, une évidence pour vous ?

Carol Piron : Totalement, même si nous n’y étions pas prédestinées. Nous avons grandi à Liège dans un milieu industriel. L’aventure Filles à Papa s’est créée intuitivement et aujourd’hui, on ne se voit pas faire autre chose.

 

 

Comment avez-vous débuté ?

Sarah Piron : J’ai fait des études de stylisme modélisme et Carol de graphisme. Nous sommes ensuite parties vivre un an aux États-Unis. C’était l’ère des “filles de” déjantées comme Paris Hilton et Nicole Richie. En rentrant en Belgique, nous nous sommes lancées et avons appelé notre marque Filles à Papa en clin d’œil à cette époque.

 

 

De quoi parle votre collection automne-hiver 2017/18 ?

Carol : Elle s’intitule “Never Ending Days”, cultive les pièces obsessionnelles et célèbre l’uniforme : de l’élégance ton sur ton au streetwear, mixant un bleu électrique à un fuchsia acide, réinventant le denim, confrontant des imprimés léopard à des nuances plus masculines. Elle s’inspire également de l’univers des night shops (les petites épicerie ouvertes la nuit en Belgique, ndlr), référence que l’on retrouve en imprimé sur des T-shirts, sweats, vestes, joggings…

 

 

Comment décririez-vous votre marque ?

Sarah : La signature Filles à Papa est de créer l’obsession, provoquer la confrontation inattendue des références, s’autoriser un positionnement audacieux.

 

 

À qui s’adressent vos créations ?

Carol : On est attendrie par les faiblesses de gens. Nous aimons à penser que dans un monde où l’image d’une certaine perfection est prédominante, la beauté est également dans les claques que l’on se prend et dont on sort indemne.

 

 

www.fillesapapa.com

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