Joaillerie

Haute joaillerie : Chaumet célèbre les trésors de l’Afrique

Audace, féérie, raffinement chromatique: dimanche soir, la maison Chaumet a sorti le grand jeu lors de la présentation de sa nouvelle collection de haute joaillerie. Une soirée d’anthologie constellée de célébrités étincelantes et de joyaux étourdissant de maestria.
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Traditionnellement, les maisons de Haute Couture françaises présentent leur collection début juillet. Cette semaine dédiée à l’exceptionnel est devenue, de manière naturelle, l’écrin propice à la mise en lumière des chefs-d’oeuvre joailliers de la Place Vendôme. Dimanche soir, la surprise est venue de la maison Chaumet qui a reçu au centre Georges Pompidou, la crème du monde des arts et du spectacle – parmi lesquelles figuraient Naomi Campbell, Natalia Vodianova, Liya Kebede, Olga Kurylenko, Elizabeth Debicki, Ludivine Sagnier, Anna Brewster, Natacha Régnier, Camila Coelho, Jeanne Damas, Camille Charrière, Eleonore Toulin, Noha Nabi -à l’occasion du lancement de sa nouvelle collection de haute joaillerie baptisée Trésors d’Afrique.

Le lieu n’avait pas été choisi au hasard. On le sait : les joailliers sont à la fois de grands voyageurs et des passeurs de culture. Un joaillier digne de ce nom ne se contente pas d’aligner un entassement de carats mais se fait un devoir d’insuffler à ses créations, un supplément d’âme, un surcroit d’émotion, un éclat de conscience par la sublimation de cultures et des savoir-faire. Cette essence particulière à la Haute Joaillerie, Claire Devé-Rakoff, directrice artistique de Chaumet, la maitrise et la vivifie avec une virtuosité confondante. Quant à Jean-Marc Mansvelt, directeur général de la maison, il comprend et analyse cette essence avec finesse, veillant à renouveler avec intelligence et sensibilité la grande tradition de la haute joaillerie parisienne dans des collections et des expositions thématiques qui exaltent la singularité du plus vénérable des joailliers parisiens. C’était donc bien à un voyage vers un lointain réinventé que conviaient Claire-Devé Rakoof, et Jean-Marc Mansvelt au Centre Georges Pompidou puisque les invités, avant d’aller rejoindre la terrasse, ont pu découvrir tout d’abord un accrochage inédit imaginé par le musée autour de l’Afrique inspiratrices des arts du 20eme siècle, avec des œuvres de Picasso ou de Pasquiat.

La collection : elle s’inspire de l’Afrique Sub-saharienne, un thème jusqu’ici inexploré par la Maison. Une Afrique d’aujourd’hui, loin des fantasmes, nourrie par la vision de l’artiste kenyan Evans Mbugua dont le travail, plein d’allégresse, de couleurs et de vitalité, a nourri l’imaginaire des dessinateurs et des ateliers du 12 place Vendome. Tresors d’Afrique s’articule en plusieurs thématiques: L’Afrique vue par les artistes du début du siècle dernier tout d’abord, l’Afrique des Souveraines ensuite : leur science de la parure trouve de fructueuses reminiscences dans l’histoire de Chaumet qui faut-il le rappeler fut le joaillier des Impératrices. Le résultat : des joyaux inventifs, d’une délicieuse sophistication qui tisse des liens féconds entre la couleur et l’apparat, le sentiment et la séduction, et qui réinvente avec brio mais surtout avec générosité, l’art du talisman.

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