Comment choisir votre bague de fiançailles ?
Joaillerie

Comment choisir votre bague de fiançailles ?

Faut-il obligatoirement la porter à l’annulaire de la main gauche ? Or ou platine ? Quelle taille de pierre ? Qu’en fait-on après le mariage ? Toutes nos réponses – et plus encore – aux questions que vous vous posez sur la bague de fiançailles.
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L’engagement

 

Elle incarne le bijou de l’engagement par excellence, et ça ne date pas d’hier. Engagement amoureux ? Pas necessairement. Dans leur Nouveau dictionnaire des origines, François Joseph Michel Noël et L. J. M. Carpentier notaient dès 1827 que : "Chez les anciens, les promesses de mariage précédaient de quelques jours celui du mariage et des noces. Quand le père du jeune homme et celui de la fille étaient convenus entre eux de la dot, ils demandaient le consentement réciproque des deux futurs époux et l'unanimité entre tous les contractants faisait ordinairement les fiançailles. La cérémonie finie, le fiancé donnait à la fiancée des arrhes qui consistaient en quelques pièces d'or ou d'argent ; peu après il lui envoyait un anneau de fer tout uni quelle portait au second doigt de la main gauche. Cet anneau s'appelait pronobum ».

 

Ce jargon, somme toute assez technique, faisait une bien maigre part à l’amour. Longtemps, la bague de fiançailles fut simplement la perpétuation d’un usage par lequel on prenait acte, grâce à la remise (à distance) d’un anneau de fer, d’un bénéfique rapprochement territorial et pécuniaire qui réunissait la famille des "deux contractants". Niveau romantisme, on repassera.

 

Grace aux efforts conjugués du diamantaire De Beers qui inventa dans les années 1930 le célèbre slogan « Un diamant est Eternel » et de la scène joaillière, le sentiment amoureux put enfin s’épanouir, comme jamais dans l’histoire de l’humanité, dans la seconde moitié du XXème siècle. C’est l’âge d’or du fameux solitaire, qui met en lumière un diamant volumineux, constellé ou non de brillants, au centre d’une bague de platine. Cet âge d’or n’est pas révolu comme le prouve la grande diversité des luxueuses propositions déployées par les grandes maisons de joaillerie mais aussi par une multitude de créateurs indépendants. Voici notre sélection, full diamonds.

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A quel doigt porter sa bague de fiançailles ?

 

Les coeurs tendres prétendent que déjà, sous l’ancienne Egypte et du temps de la Rome antique, la bague de fiançailles était portée à l'annulaire de la main gauche car celui-ci était la source de la Vena Amoris, une veine directement reliée au coeur. La médecine qui a fait d’immenses progrès depuis, a entretemps découvert que TOUTES les veines étaient directement reliées au cœur mais la légende a tenu bon. En réalité, il n’existe aucun fondement juridique ou religieux qui impose de porter sa bague à l’annulaire de la main gauche. Bref, chacun doit se sentir libre de faire ce qu’il lui plait !

 

Après le mariage ?

 

Apres le mariage, on estime souvent que l’alliance devrait être portée en premier, suivie par la bague de fiançailles. En effet, la jurisprudence sentimentale en vigueur dicte souvent à la mariée de laisser la bague de fiançailles au-dessus de l'alliance car ainsi "les fiançailles protègent le mariage" nous dit-on chez Tiffany & Co. 95 % des clientes du joaillier américain choisissent en effet de porter l’alliance et la bague de fiançailles au même doigt pour pouvoir les regarder d’un même coup d’œil. On comprend pourquoi : une étude récente, citée par Tiffany & Co, a montré d’une femme regarde sa bague de fiançailles plus d’un million de fois dans sa vie !Chez De Beers, on nous apprend également que le port de la bague de fiançailles et de l’alliance varie en fonction des cultures. Dans de nombreux pays, elles se portent d’ailleurs à la main droite.


 

Or ou Platine ?

 

Chez De Beers, on prône le bon sens. Etant donné que la bague de fiançailles sera portée avec l’alliance, dans l’immense majorité des cas, il convient tout d’abord de choisir les deux bijoux de telle sorte que leurs lignes s’épousent et ne s’abiment pas ». La question ne se pose pas pour un solitaire classique qui s’adapte en quelque sorte naturellement à la l’alliance étant donné que le diamant, posé au centre, ne « déborde » pas. Cela devient plus délicat si vous optez pour une proposition au design plus insolite, mais ça vaut le coup d’essayer. Le choix du métal est lui aussi lié au bon sens pratique. Si la bague de fiançailles est en platine, l’alliance devrait l’être également pour éviter qu’elles ne s’endommagent pas. Si vous couplez le platine avec de l’or, par exemple, celui-ci usera progressivement l’or comme c’est un matériau plus dur.

 

 

Conseil (trivial) aux croqueuses de diamants

Enfin, pour celles (on en connait) qui souhaitent multiplier les opportunités de se faire offrir de nouvelles bagues de lumières en voguant d'un coeur à l'autre, sachez expertiser chaque nouvelle prise de guerre avec attention: en effet, la bague de fiançailles est assimilée par la loi comme un cadeau d'usage, ce qui signifie qu'elle peut être conservée dans tous les cas ( veillez toutefois par prudence, à ce que à ce que la valeur du caillou soit "en relation avec le train de vie du donateur"). En revanche, si la bague est un vénérable bijou de famille, chéri de génération en génération par la famille du fiancé, refusez là car elle est soumise à un régime particulier qui lui confère le titre de prêt ! C'est à dire qu'elle devra être restituée en cas de rupture des fiançailles, quelles qu'en soient les circonstances.

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