Hommes

ATID, la révolution en quatre lettres

Plus qu’une énième marque de mode, ATID ambitionne de devenir le studio créatif de référence en matière de développement durable et de mode responsable. Ce qui ne l’empêche pas d’élaborer une première collection dont les produits sont esthétiquement désirables et techniquement irréprochables.
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Née de l’engagement d’Alexander Taylor, la marque ATID tire ses origines du studio de design industriel que ce Londonien a créé en 2002. Et pour en saisir tout l’intérêt, il est important de revenir sur presque vingt années de convic- tions. Plébiscité pour ses innovantes collaborations, ce designer et consultant créatif aime à se définir comme un agitateur, voire un acteur du changement. Et il a raison ! Au début des années 2000, il fut l’un des premiers à contribuer à la réflexion en matière de mode responsable. En proposant aux marques des solutions technologiques innovantes et alternatives, il s’est bâti une réputation, couronnée par sa longue collaboration de onze années avec Adidas et la sortie en 2012 de la “PrimeKnit”, première paire de baskets en maille tricotée née après quatre années de recherche-développement. Militant et ambassadeur de la première heure pour l’organisation Parley for the Oceans, nommé Designer of the Future au Design Basel de Miami en 2006, il voit désormais certaines de ses créations exposées au MoMA de New York et à l’Institute of Design de Chicago. Avec le lancement de sa marque ATID, Alexander Taylor entend désormais proposer une mode de qualité ainsi qu’un circuit de production qui viendrait court-circuiter le secteur. L’idée (née d’un échange avec l’usine hongkongaise KTC spécialisée en sportswear premium): puiser uniquement dans les stocks de matières premières textiles (ces “zones mortes” qui dorment au fond des entrepôts), souvent de grande qualité et provenant des meilleures usines du monde, pour créer des collections en édition limitée, hors du système traditionnel et du rythme des saisons. En somme: il s’agit de créer moins et mieux, et de réduire le gaspillage, ainsi l’industrie de la mode pourrait être autosubsistante avec son niveau actuel de production mondiale sur les sept prochaines années. Et, à moyen terme, de repenser la production textile et le processus d’approvisionnement au niveau mondial. Enfin, à l’autre bout de la chaîne, il s’agit de vous faire porter par exemple cette parka (photo)... afin que vous apportiez votre pierre à l’édifice.

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