Food

Où trouver les meilleures pâtes de Paris ?

by Eugénie Adda
27.06.2017
Nouveau venu sur la Butte ouvert sans tapage par la Mamma du tout-Paris, l’éponyme Roberta explore les trésors de la botte avec une précision millimétrée, du restaurant aux étales de l’épicerie en passant par la cave à charcuteries et le labo de pâtes fraiches, le tout premier en France.

La patronne : Roberta, Italienne pur jus et cuisinière autodidacte devenue la cheffe à domicile du gotha parisien, qui s’arrache son risotto aux asperges et ses tramezzini al tartufo depuis la fin des années 90. On lui doit aussi la Botega di Roberta, première affaire ouverte dans le Marais dédiée à la mozza et un livre de recettes devenu référence absolue. De quoi franchir la porte sans se poser de question.

 

L’endroit : Une devanture blanche et bleue en plein village Montmartre, devant laquelle trônent quelques tables et dont les baies vitrées s’ouvrent entièrement, en ces temps rares où déluge et canicule épargnent les Parisiens. Nous voilà dans un ancien atelier de la rue de la Vieuville,  où le combo murs mats / carrelage blanc / plantes suspendues / chaises d’écolier / sol Terrazzo réussit l’exploit de ne pas tomber dans le cliché bobo. Car le ravissement ici ne dépend pas seulement d'un décor insta-friendly, mais surtout des rayons de l’épicerie fine où Michele, le fils et associé de la patronne, entrepose des merveilles exclusives séléctionnées avec la précision d'un acheteur. Juste à côté de l'entrée, des fruits, légumes et herbes fraiches qu’on ne verrait que sur un marché sicilien. Dans arrière-boutique ouverte au public, le labo pastifico entièrement vitré, une impressionnante cave d’affinage et des fromages dénichés chez les producteurs locaux,  le tout disponible à emporter. 

 

L’assiette : En entrée et à l’heure de l’aperitivo, des produits bruts d’une finesse dont seuls les italiens ont le secret : artichauts de Paestum, courgettes et aubergines grillées, mozzarella fumée ou encore un jambon Culatello di Zibello, le préféré du Prince Charles, paraît-il. Mais aussi un vitello tonnato, des arancini cacio i pépé, des olives garnies au bœuf ou une mini calzone (la seule pizza qu’on trouvera ici) à commander en enchainant les spritz. Et les pâtes ? Toutes confectionnées sur place par la pro Fiorella, 35 ans d’expérience et fraichement débarquée de son village génois. Enveloppants gnocchis tomate-basilic, singuliers raviolis de bourrache à la sauge, tagliatelles aux épinards et seiche ou linguine à la truffe noire d’Alba, une des seules truffes qu’il soit permis de commander l’été. On terminera tout ça par un affogato al caffè ou un Dai Dai, panna cotta signature coiffée d’un ristretto. L'Italie brute, joyeuse, immédiate. Et non-marketée, enfin. 

 

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5 bis rue Lavieuville
75018 Paris 
www.roberta.fr

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