Femmes

Karen Elson : "je n’ai jamais réussi à faire de grasse matinée"

Top-modèle et musicienne accomplie, Karen Elson sort un nouvel album, “Double roses”. Une belle occasion de la rencontrer autour d’un breakfast parisien.
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Photographie par Fe Pinheiro

Habillée d’une robe fleurie signée par son amie Susie Bick, créatrice de la marque The Vampire’s Wife et épouse de Nick Cave, Karen Elson nous reçoit dans le salon de l’hôtel Le Pigalle, à Paris. Elle arrive de Londres où, la veille, elle a donné un concert pour présenter quelques chansons de Double Roses, son nouvel album, devant un public conquis. Comment ne pas l’être ? Le folk distillé tout au long de ce disque sous influence Laurel Canyon, quartier de Los Angeles culte de la musique seventies californienne, est à l’image de celle qui le chante : élégant, séduisant, mémorable. Produit par le nouveau chouchou de la scène indie américaine, Jonathan Wilson, Double Roses rappelle les plus belles heures de Joni Mitchell ou de Dolly Parton. Et prouve, sept ans après The Ghost Who Walks, réalisé par son ex-mari Jack White, que Karen Elson a toute sa place parmi les auteures compositrices interprètes d’aujourd’hui.

Êtes-vous du matin ?

Karen Elson : Absolument. Même avant l’arrivée de mes deux enfants, qui ne manquent pas de me réveiller, je n’ai jamais réussi à faire de grasse matinée. Hormis lors de mon dernier anniversaire où, après une nuit très festive, je suis retournée me coucher à 9 heures. Exceptionnel !

 

 

Votre menu idéal ?

Du thé noir avec du lait et des toasts, tous les jours. Je suis une vraie Anglaise… Et un jus de fruits très sain, vert de préférence, histoire de compenser la très généreuse dose de beurre dont j’enduis mes tartines.

 

 

Que faites-vous juste après ?

J’emmène mes enfants à l’école, je rentre ensuite à la maison vers 10 heures où parfois, je l’avoue, je m’offre un second petit déjeuner.

 

 

Vos meilleures adresses de petits déjeuners ?

Celui de l’Urban Cowboy, un boutique-hôtel très cosy à Nashville. Le week-end, on y va pour le brunch légendaire de Matthew Mosshart, frère de la chanteuse des Kills, Alison Mosshart, une amie proche. J’aime aussi celui du Chateau Marmont, à Los Angeles. Le matin, je me réveille doucement et je descends dans le jardin où je me régale d’œufs mimosa… Divin ! À New York, je vais au Cafe Gitane, sur Mott Street : le café le plus fort que j’aie jamais bu, accompagné de viennoiseries à se damner.

 

 

Sur Double Roses, on vous sent plus confiante que sur votre premier album… La maturité ?

Sans doute : j’ai 38 ans et je sais mieux ce que je veux et ce que je vaux. À l’époque de The Ghost Who Walks, j’étais encore très timide quant à ma présence sur la scène musicale. Pourtant, j’avais commencé à écrire des chansons et à jouer de la guitare avant même de monter sur un podium ! Cela m’a pris du temps de savoir que je devais sortir de ma zone de confort qu’est le mannequinat.

 

 

Comment faire la part des choses entre musique et mode ?

La mode, c’est mon travail au quotidien, celui qui m’a permis de faire ma vie, de voyager, de rencontrer Jack, mon ex-époux, de pouvoir élever mes enfants dans de bonnes conditions… La musique, c’est un secret que je partage de plus en plus avec les autres.

“Double Roses”, de Karen Elson (1965 Records), sortie le 7 avril.

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