Femmes

Qui se cache derrière Mansur Gavriel ?

Cette marque de sacs adulée par la planète mode depuis son lancement, en 2013, s’est lancée dans le prêt-à-porter version défilé “see-now, buy-now” la saison dernière. Rencontre avec Floriana Gavriel et Rachel Mansur, ses deux créatrices reines de l’entrepreneuriat.
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Vous avez plus de 547k de followers. Instagram est-il votre premier média de communication ?

R. M. et F. G. : Il a toujours été notre premier outil de communication.

Êtes-vous addict aux séries télé ? ou a autre chose de la pop culture ?

R. M. et F. G. : Nous sommes toutes les deux accro à Breaking Bad !

Votre réalisateur culte ?

R. M. et F. G. : Woody Allen.

Ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la mode ?

R. M. et F. G. : Lorsque nous nous sommes rencontrées, en 2012 à Los Angeles, nous avions une connexion très forte dès le départ. Nous avons donc décidé de travailler ensemble et avons développé un concept pour la marque qui n’était pas uniquement centré sur le produit, mais aussi sur le design, le graphisme, la photographie, l’expérience d’achat et le “physical retail”. Nous voulions raconter une histoire. Pour nous, une marque est à la frontière de tellement de choses, elle dispose de plusieurs catégories de produits. Elle peut s’exprimer par différents médias, qui parfois sont liés au produit en soi et parfois relèvent d’une émotion plus abstraite.

Connues pour vos sacs, vous avez défilé pour la première fois à New York la saison dernière. Jeanne Damas et Laura Love étaient à votre premier rang. La mode, c’était la suite logique de votre marque ?

R. M. et F. G. : Oui, nous avons toujours eu en tête, depuis le début, un univers avec une gamme de produits multiples, et avons toujours considéré le prêt-à-porter comme une part importante de notre histoire.

Des artistes dont vous vous sentez proches ?

Marc Camille Chaimowicz (ci-dessus, vue de l’expo “Your place or Mine…”, actuellement au Jewish Museum à New York), Philip Guston, Roni Horn.

Quelles sont les inspirations de votre collection printemps 2018 ?

R. M. et F. G. : Le soleil, la mer, la nature, “the emotion is soft yet bold” (“l’émotion est douce mais audacieuse”, ndlr)

Comment avez-vous fait sortir votre marque d’un concept uniquement mode ?

R. M. et F. G. : Nous venons juste d’ouvrir notre troisième boutique à Los Angeles, sur Melrose Place, avec un café. Nous pouvons exprimer l’idée de notre marque par la cuisine, qui est un nouveau medium pour nous. Le menu suit les mêmes principes que ceux qui animent nos produits : la qualité avant tout, simple, clean, des juxtapositions fortes et vibrantes.

Quelles sont vos icônes mode ?

R. M. : Mon mari.
F. G. : Ma mère.

Votre sac culte ?

R. M. et F. G. : Le modèle Circle Crossbody en cuir de veau couleur soleil.

L’album ou le single qui vous entête ?

R. M. et F. G. : I Want to Hold Your Hand des Beatles, Blue Angel de Roy Orbison et Somethin’ Else de Cannonball Adderley.

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Cet article est actuellement visible dans le numero de mai 2018 du Jalouse 

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