Femmes

La femme Saint-Laurent est une clubbeuse comme les autres

by Singapore
20.02.2017
La jeune femme Saint Laurent par Anthony Vaccarello se mue en une rôdeuse nocturne mais couture, qui arpente le pavé de la capitale à la recherche de sensations fortes, repoussant ses limites.

C’est dans un ancien bâtiment militaire de la rue de Bellechase, restauré pour devenir le nouveau siège de la maison parisienne, que s’est déroulé le premier show Saint Laurent par Anthony Vaccarello. Un retour aux sources, alors que le précédent directeur artistique, Hedi Slimane, avait basé le studio à Los Angeles. Après la controverse de rebranding de la maison il y a quatre ans, les mythiques initiales YSL font leur retour sous la forme d’un énorme logo-néon suspendu au dessus de la rue, à l’aide d’une grue. Le message était aussi fort que limpide : Saint Laurent était sur le point de renaître de ses cendres grâce au nouveau directeur de la création. 

 

LA MUSE 

La question que se posait l’ensemble de l'industrie à l’approche du show était de savoir si Vaccarello serait en mesure de reproduire le même succès commercial engendré par son prédécesseur. Porteur de cette énorme tâche, le créateur s’est tourné vers Paloma Picasso (la première muse d’Yves Saint Laurent) pour trouver l’inspiration. Elle était notamment la femme à l’origine de la collection haute couture 1971, intitulée « Libération », à l’origine d’un scandale en raison de sa connotation sexuelle flagrante et ses références à la Seconde Guerre Mondiale.

 

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LA FILLE D'AUJOURD'HUI

Heidi Slimane avait un penchant reconnu publiquement pour les rock-stars comme Joni Mitchell, Marianne Faithfull, les Daft Punk et Dylan Lee. Sous sa direction, l'esthétique de YSL respirait l’insouciance, le grunge et la vie de bohème. Son successeur l'a transformée en une sirène sexy. Après avoir effacé toute trace d’Hedi Slimane sur Instagram, le designer belge assume le fait de vouloir recommencer l’histoire de la maison selon ses règles, mêlant sexy, androgynie et un twist extrêmement parisien. 

Les vestes en cuir, les bustiers ou robes fluides reprennent tous les influences robckabilly de la maison la plus inconventionnelle de la capitale, tout en incarnant parfaitement la femme forte moderne, une prédatrice ultra-élégante et un brin excentrique. L’obsession du détail du créateur porte ses fruits, et était le point de départ pour sa réinvention de la maison. Des poches brodées sur les jeans boyfriend, une taille relevée, et un nouveau sens du groovy pour celle qui deviendra très certainement la nouvelle reine de la nuit. 

 

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Traduction : Félix Besson

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