Femmes

5 questions à Marco de Vincenzo

by Mathilde Berthier
07.09.2017
À 39 ans, le Messinois affole la mode avec son prêt-à‑porter excentrique, fort et naïf, au savoir-faire 100 % italien. Cet irréductible rêveur est à l’exposition “La Famiglia” du Bon Marché.

Où avez-vous rencontré la mode pour la première fois ?

Sur des images sacrées. Je passais des heures à observer les tissus et les couleurs de certaines peintures. C’est seulement à partir de mes premières années de lycée que j’ai commencé à rêver de mode. Je restais hébété devant la vitrine de la seule et unique boutique de ma ville, Messine, qui vendait du Gianni Versace.

Quels créateurs vous ont inspiré et vous inspirent encore ?

Tout le “made in Italy” des années 1980. Et Miuccia Prada, car j’ai éprouvé une vraie sensation de nouveauté en découvrant ses collections, John Galliano et sa liberté absolue ou encore Nicolas Ghesquière et son influence sur le nouveau millénaire.

"J'aimerais me réincarner en arbre millénaire."

Votre prêt-à-porter oscille justement entre tradition et innovation…

Je laisse toujours libre cours à mon imagination. L’histoire de la mode et ma culture profondément italienne ne peuvent qu’illuminer mon parcours : le passé est une source d’inspiration et non pas une prison.

Comment abordez-vous l’année à venir ?

Je veux vivre en me souvenant que, quand j’étais enfant, quelqu’un a lu l’avenir dans ma main et m’a dit que mes lignes de vie et de travail coïncidaient.

Si vous pouviez vous réincarner, que choisiriez-vous ?

Un arbre millénaire.

À "La Famiglia", jusqu'au 22 octobre au Bon Marché Rive Gauche. www.marcodevincenzo.com

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