Fashion Week

Gucci Cruise 2018 : Renaissance Rock’n’roll

by Adrienne Ribes-Tiphaine
31.05.2017
La collection Gucci Cruise 2018, organisée à la Galleria Palatina du Palais Pitti à Florence, reflète la magie de la Renaissance et l'obsession de la mode pour le passé.

Né à Rome, fasciné par la Renaissance qu'il détourne et tord, enrichie de collages contemporains Alessandro Michele a présenté sa Cruise 2018 dans sa ville de coeur, Florence. La cité toscane était donc le décor de cette troisième collection croisière. Les raisons de ce choix? Evidemment sentimentales. Michele avoue être connecté depuis toujours au mouvement artistique italien du 15eme siècle, à ses artistes : Botticelli, Da Vinci, Michelangelo ou Brunelleschi... et par extension à ses lieux qui aujourd'hui incarnent cet âge d'or. Comme le palais Pitti, théâtre de son défilé et la galerie Palatine transformée pour la première fois de son histoire en catwalk. Une jolie manière pour Gucci de revenir dans la capitale toscane dont le dernier défilé avait eu lieu en 1995, sous l’ère Tom Ford. On sait aussi que Florence n'était pas la première destination qu'Alessandro Michele avait choisi pour dévoiler sa collection. Il voulait Athènes et les temples de l’Acropole, mais les choses en ont décidé autrement. Et puis Gucci et son groupe Kering sont très investis dans la ville italienne. La maison de mode a annoncé qu’elle s’engageait financièrement, deux millions sur trois ans, dans des travaux de restauration du Jardin Boboli, eden attenant au Palais Pitti.

Chanceux les animaux de la mode qui ont pu ce lundi 29 mai, découvrir les yeux dans les yeux la Venus de Botticelli, la galerie des Officines étant privatisée pour l’évènement. Ou encore parcourir le Corridor de Vasari (ré)ouvert a titre exceptionnel. Ainsi sous le regard des anges mais également d’Elton John, de Beth Dito, Jared Leto, Dakota Johnson…et d’une centaine de convives celui qui a fait explosé les chiffres de vente de la griffe, on annonce une croissance de 50% par trimestre, a déroulé son histoire. Un récit ultra jubilatoire ou filles et garçons, créatures extra mode, d’une douce radicalité se croisent. Bien ancrés dans leur époque mais respectueux du passé. Chez Michele chaque silhouette est une terre vierge qu’il explore dans ses moindres recoins.

Comme toujours les coiffures sont à la limite de l’étrange à l’image de ces coupes frangées plaquées, faussement sales, de ces nattes aux longueurs exagérées, de ces mèches tie and die aux accents baroque et grunge. Les mains sont elles aussi singulières. Les mannequins semblent avoir trempé le bout de leurs doigts dans une texture noire. Plus romantique que dark. Et puis il y a toujours cette accessoirisation excessive. Des lunettes qui mangent les visages. Des bandeaux, des foulards. Beaucoup de bagues, l’accumulation est assumée puisque Alessandro Michele, lui même en abuse pour son image. Des chaussettes, hautes, flanquées du logo Gucci « symbole pop » d’après le couturier, portées sous de fins souliers féminins ou une nouvelle version de mules. Des sacs gros, petits, brodés, tatoués de slogans ou d’un dragon. Des broderies beaucoup. De la couleur toujours comme ce rose cher a Alessandro qu’il déclare aimé pour la puissance qu’il procure a celles et même ceux qui l’arborent. Ici encore sont explorés la faune et la flore, thèmes devenus des classiques de la maison. Une signature.

Et là c’est le chanteur Francesco Bianconi qui foule la scène dans un costume imprimés de fleurs roses. Puis c’est au tour d’une jupe jaune a gros pois d’entrer en scène. Une petite robe violette ceinturée par un papillon la suit. Enfin, un jogging vintage mixé a un bandeau léopard. Des tiares, des robes longues tapisseries, dont les manches sont serties de fourrures orange flash. Et a chaque fois l’effet est le même devant un défilé de Michele. On se sent envahit de plaisir, d’excitation. Comme lorsque enfant on nous pressentait une boite de bonbons, multicolores, acidulés, chamarrés, sucrés, chimiques.

Le talent d’Alessandro Michele réside dans cet accord parfait, un équilibre qui n’en a pas l’air. Avec cette profusion no limit qui conquiert le corps dans sa totalité Michele invente une mode affutée, qui aime la jeunesse et la beauté éternelle. Florence a connu cette période. Aujourd’hui il déclare la sentir du côté de Los Angeles. Faut voir… Ce qui est certain c’est que comme l’affirme un de ses slogans, Alessandro a réussi sa « Guccification ».     

Cruise18_look_01.jpg
Cruise18_look_02.jpg
Cruise18_look_03.jpg
Cruise18_look_04.jpg
Cruise18_look_05.jpg
Cruise18_look_06.jpg
Cruise18_look_07.jpg
Cruise18_look_08.jpg
Cruise18_look_09.jpg
Cruise18_look_10.jpg
Cruise18_look_11.jpg
Cruise18_look_12.jpg
Cruise18_look_13.jpg
Cruise18_look_14.jpg
Cruise18_look_15.jpg
Cruise18_look_16.jpg
Cruise18_look_17.jpg
Cruise18_look_18.jpg
Cruise18_look_19.jpg
Cruise18_look_20.jpg
Cruise18_look_21.jpg
Cruise18_look_22.jpg
Cruise18_look_23.jpg
Cruise18_look_24.jpg
Cruise18_look_25.jpg
Cruise18_look_26.jpg
Cruise18_look_27.jpg
Cruise18_look_28.jpg
Cruise18_look_29.jpg
Cruise18_look_30.jpg
Cruise18_look_31.jpg
Cruise18_look_32.jpg
Cruise18_look_33.jpg
Cruise18_look_34.jpg
Cruise18_look_35.jpg
Cruise18_look_36.jpg
Cruise18_look_37.jpg
Cruise18_look_38.jpg
Cruise18_look_39.jpg
Cruise18_look_40.jpg
Cruise18_look_41.jpg
Cruise18_look_42.jpg
Cruise18_look_43.jpg
Cruise18_look_44.jpg
Cruise18_look_45.jpg
Cruise18_look_46.jpg
Cruise18_look_47.jpg
Cruise18_look_48.jpg
Cruise18_look_49.jpg
Cruise18_look_50.jpg
Cruise18_look_51.jpg
Cruise18_look_52.jpg
Cruise18_look_53.jpg
Cruise18_look_54.jpg
Cruise18_look_55.jpg
Cruise18_look_56.jpg
Cruise18_look_57.jpg
Cruise18_look_58.jpg
Cruise18_look_59.jpg
Cruise18_look_60.jpg
Cruise18_look_61.jpg
Cruise18_look_62.jpg
Cruise18_look_63.jpg
Cruise18_look_64.jpg
Cruise18_look_65.jpg
Cruise18_look_66.jpg
Cruise18_look_67.jpg
Cruise18_look_68.jpg
Cruise18_look_69.jpg
Cruise18_look_70.jpg
Cruise18_look_71.jpg
Cruise18_look_72.jpg
Cruise18_look_73.jpg
Cruise18_look_74.jpg
Cruise18_look_75.jpg
Cruise18_look_76.jpg
Cruise18_look_77.jpg
Cruise18_look_78.jpg
Cruise18_look_79.jpg
Cruise18_look_80.jpg
Cruise18_look_81.jpg
Cruise18_look_82.jpg
Cruise18_look_83.jpg
Cruise18_look_84.jpg
Cruise18_look_85.jpg
Cruise18_look_86.jpg
Cruise18_look_87.jpg
Cruise18_look_88.jpg
Cruise18_look_89.jpg
Cruise18_look_90.jpg
Cruise18_look_91.jpg
Cruise18_look_92.jpg
Cruise18_look_93.jpg
Cruise18_look_94.jpg
Cruise18_look_95.jpg
Cruise18_look_96.jpg
Cruise18_look_97.jpg
Cruise18_look_98.jpg
Cruise18_look_99.jpg
Cruise18_look_100.jpg
Cruise18_look_101.jpg
Cruise18_look_102.jpg
Cruise18_look_103.jpg
Cruise18_look_104.jpg
Cruise18_look_105.jpg
Cruise18_look_106.jpg
Cruise18_look_107.jpg
Cruise18_look_108.jpg
Cruise18_look_109.jpg
Cruise18_look_110.jpg
Cruise18_look_111.jpg
Cruise18_look_112.jpg
Cruise18_look_113.jpg
Cruise18_look_114.jpg
Cruise18_look_115.jpg

Partager l’article

Tags

Articles associés

Recommandé pour vous