Beauté

Chirurgie esthétique : les secrets d'une bouche réussie

La bouche, point de mire de la sensualité que toutes les femmes (ou presque) veulent embellir, tout en hésitant à passer à l’acte tant elles craignent un aspect trafiqué. Car cette zone est la plus difficile à travailler, une goutte de trop ou mal placée suffisant à faire basculer le résultat.
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Au fil des ans, elle se dépulpe et s’affine. La lèvre supérieure s’enroule. Les contours se floutent, l’arc de Cupidon s’effondre, les crêtes philtrales s’aplatissent. Autant de raisons de vouloir lui donner un coup de jeune. Mais nous avons toutes vu des bouches qui, sans être over-injectées, ont l’air refaites. Ou remarqué un infime détail qui déséquilibre l’ensemble. Pas étonnant qu’on ait peur de franchir le pas ! Alors, quels sont les éléments qui vont donner à une lèvre injectée un aspect naturel... ou pas ?

Angles, proportions et ratio

« Ce geste est souvent demandé pour corriger une lèvre supérieure qui s’est affinée ou enroulée vers l’intérieur. Or, pour que le résultat soit harmonieux, la zone doit être prise en compte dans son ensemble afin de ne pas déséquilibrer le profil ni créer le fameux look canard. Un véritable chantier qui peut exiger de travailler de la mâchoire jusqu’aux ailes du nez en passant par le menton », développe le docteur Sandrine Sebban, médecin esthétique à Paris et spécialiste des injections
à la canule. « Le traitement de la bouche inclut un examen attentif de la lèvre blanche, du sillon nasogénien et du pli d’amertume. Lorsqu’on repulpe la lèvre rouge, cela crée un creux au-dessus de son contour, ce qui accentue les rides de la lèvre blanche, le fameux “code barre”. Et un sillon nasogénien creusé donne une impression de bouche projetée en avant, il faudra donc le traiter », poursuit le docteur Sebban. Autre cas de figure, l’avancement de la mâchoire supérieure avec d’importants plis d’amertume, causé par un recul de la mâchoire inférieure. Il est alors conseillé de consulter un orthodontiste. Dans ce cas, le médecin, après avoir injecté la lèvre supérieure, doit reconstituer le volume de la lèvre inférieure mais aussi du menton. Concernant une joue très creuse, il peut s’agir d’une dent enlevée, d’une couronne ou d’un implant qui a modifié la structure de la mâchoire et créé le creux. L’angle nasogénien (l’aile du nez) a tendance à se creuser et doit être injecté afin de dérouler la lèvre supérieure. Pour finir, il faut examiner la ligne passant de la pointe du nez à la pointe du menton, la lèvre ne devant idéalement pas dépasser cette ligne.

Choisir le bon filler, traiter avec parcimonie

La bouche étant la zone la plus mobile du visage, elle requiert un acide hyaluronique résorbable, biocompatible et adapté (surtout pas d’autres produits de comblement), ayant une bonne viscoélasticité et fluidité, capable de s’intégrer avec souplesse afin de suivre les mouvements des lèvres et ainsi éviter l’aspect pneu. Et chaque médecin a ses produits fétiches qu’il connaît par cœur. « Je privilégie le Teosyal RHA 1 ou 2 des Laboratoires Teoxane, selon la profondeur des ridules, pour lisser la lèvre blanche et la lèvre rouge, et, pour redessiner les contours, le RHA 1. Ce filler fluide et élastique s’intègre parfaitement dans les tissus. Concernant le sillon nasogénien, le RHA 3 est mon produit de référence car il recrée un volume tout en respectant la dynamique du visage. Les ailes du nez sont traitées avec parcimonie, un petit bolus de RHA 3 ou 4. » Le menton, quant à lui, a souvent besoin d’être projeté avec un produit dense qui permet de le restructurer (Teosyal Ultra Deep). Enfin, si les crêtes philtrales sont aplaties, il est possible de les rehausser avec quelques gouttes de RHA 1 ou 2. « J’injecte à la canule (après avoir appliqué une crème anesthésiante), ce qui me permet de travailler toutes les zones péribuccales. Mes patientes apprécient car elles ressortent du cabinet sans bleus, et le traitement n’est pas douloureux grâce à la lidocaïne contenue dans les produits et à la rondeur de l’embout des canules. C’est moins invasif que l’injection à l’aiguille et plus sécurisé, les résultats sont beaucoup plus harmonieux. »
Il existe deux types de traitement : l’embellissement de la bouche d’une femme jeune, qui consiste à repulper la lèvre rouge avec une seringue en moyenne (RHA 2) ; et le rajeunissement, qui consiste à restaurer les volumes, à combler les rides, à repulper et redessiner le contour, avec deux seringues de produit en moyenne.

Prix : à partir de 350 €. Les suites et les soins : il est possible de ressortir avec une lèvre un peu gonflée, mais l’œdème se résorbe en quelques heures. Le bon geste : hydrater avec le Restructurant Lèvres Anti-Âge de Mediceutics, 24€ les 15ml.

Photo : Justin Personnaz

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