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On a testé : la cérémonie du Kôdô

C'est dans son flagship du 199 rue Saint-Honoré que Byredo nous a invité à la découverte du Kôdô. Plus communément appelé "cérémonie d'encens", nous vous en dévoilons davantage sur cet art bien souvent méconnu.
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Le maître Souhitsu Issiken Hachiya en pleine cérémonie d'encens (Photo : Uan Kanazawa)

Vous connaissez certainement la cérémonie du thé ou l'art de la composition florale, mais rares sont ceux qui ont déjà entendu parler du Kôdô. Même au Japon, où l'encens a pourtant connu sa première introduction, cette cérémonie reste encore inconnue de certains asiatiques. Byredo, la maison suédoise spécialisée dans les senteurs, a souhaité diffuser la philosophie de ce 3ème art traditionnel japonais.

 

Pour ce faire, quoi de mieux que d'inviter le futur Grand-Maître du Kôdô, Sohitsu Isshiken Hachiya ? Depuis 1478, l'appréciation de l'encens est enseignée par des instructeurs professionnels, à l'instar de Sohitsu Isshiken Hachiya, 21ème descendant de sa lignée. Avant toute chose, le maître nous avertit d'une chose primordiale : le Kôdô ne consiste pas à sentir l'encens, mais à l'écouter selon des règles de bienséance prédéterminées. Tout ceci consistant à apprécier les parfums de bois aromatiques précieux, à faire un avec la nature et à célébrer la poésie du quotidien. Pratiquer cette compréhension du rôle de l'olfaction et des senteurs dans la plénitude de la vie quotidienne permettrait à quiconque de recevoir les bienfaits des dix vertus du Kôdô : l’éveil des sens et de l'âme, la purification du corps et de l'esprit, l’élimination des toxines, ainsi qu'une guérison contre la tristesse et la solitude.

 

Une fois la pleine conscience et le plus haut niveau d'éveil spirituel atteints, la cérémonie se déroule en 4 étapes distinctes. Premièrement, une spatule en métal permet de monter les cendres en une forme conique de montagne. La deuxième étape consiste à légèrement presser la cendre, destinée à permettre la combustion du charbon qu'elle renferme. Ensuite, une plume vient nettoyer les bords du bol de cendres. Enfin, sont tracées 50 lignes dans les cendres, soit 5 triangles de 10 lignes, représentant les 5 éléments de la pensée asiatique : l'eau, la terre, le feu, le bois et le métal. La chaleur du charbon ainsi créée monte vers un bois précieux, déposé en dernier lieu sur le tas de cendres. Il est alors possible d'écouter l'encens qui se dégage de la composition finale. Une esthétique japonaise des fragrances complexe, minutieuse, respectueuse de la nature, qui mérite de se faire connaître.

 

 

Retrouvez plus d'informations sur le site officiel du Kôdô : www.shinoryufrance.wordpress.com

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