Pop Culture

Qu’écouter pour échapper à la morosité ?

Depuis 1998, Gorillaz le groupe monté (imaginé, plutôt) par Damon Albarn et Jamie Hewlett ravit par son audace ludique. Leur nouvel album est notre meilleur ami.
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Projet protéiforme, Gorillaz aurait pu rester à l’état de blague dadaïste - ses membres n’existent que dans un imaginaire de manga mâtiné de Blade Runner et de réalisme social à l’anglaise -, mais c’était mal connaître la créativité débordante de ses instigateurs, le chanteur Damon Albarn et le graphiste Jamie Hewlett. Leur septième album, de très loin leur meilleur, le plus abouti musicalement, réunit un casting à l’image des appétits mélomanes 2.0. C’est-à-dire curieux de tout : le rappeur Slowthaï, Beck, la légende de l’afro-beat, Tony Allen, Robert Smith (des Cure) ou encore…Elton John ont prêté leur voix, leur aura, à des chansons aux ambiances groovy-groggy, entre euphorie des grands soirs et mélancolie des petits matins blêmes. Il évoque, par sa variété de tons et de styles une émission de radio qui oserait tout, braverait les interdits et sauterait allègrement d’un continent à l’autre. Loin de lui nuire, ce refus d’homogénéisation de la musique est intensément jubilatoire. 

Gorillaz : Song Machine, Season One :  Strange Timez (WEA)

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