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Riva navigue en XXL

Si Riva reste indissociable des vedettes en acajou verni qui ont fait sa renommée dès les années 1950, le chantier naval transalpin ne vit pas que sur sa gloire passée. Avec son navire amiral, star du dernier Monaco Yacht Show – le Riva 50 MT – il prouve de nouveau qu’il est arrimé à la pointe du luxe et de l’innovation.
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Baptisé “Race” par son commanditaire, le premier exemplaire du 50 MT inaugure une nouvelle gamme de super yachts pour le célèbre chantier naval transalpin. Un choix stratégique que Carlo Riva avait lui-même appelé de ses vœux, juste avant de disparaître en 2017 à l’âge de 95 ans. L’homme qui a propulsé le chantier naval familial au sommet du luxe nautique dès les années 1950 avec ses puissants canots en acajou (dont le célébrissime Aquarama), fut également un pionnier des yachts de grande taille avec les Caravelle et Atlantic, deux bateaux à moteur en acier, dépassant chacun les 20 mètres de long et lancés dans les années 1960. Avec sa coque en aluminium et acier inoxydable, le 50 MT revendique cet héritage, tout en affirmant la singularité de la marque à travers des lignes sobres et tendues, d’une élégance qui fait souvent défaut aux autres yachts de grande taille, qualifiés par certains de baleines blanches. Ce tour de force – vu ses mensurations XXL – est à mettre au crédit d’Officina Italiana Design, le studio fondé par Mauro Micheli et Sergio Beretta, concepteur de longue date de Riva, en collaboration avec l’équipe d’ingénierie du groupe Ferretti (propriétaire de Riva depuis l’an 2000). Selon Lia Riva, la fille de Carlo Riva devenue concessionnaire de la marque en France et à Monaco, le duo de designers “a su insuffler l’esprit Dolce Vita de Riva à ce bateau parfaitement conçu et aux performances étonnantes, tout en conservant l’héritage et l’influence de Carlo Riva”.
 

FERRARI DES MERS

Une histoire et un parcours unique dans l’univers du nautisme qui font de Riva une marque à part, dont les bateaux sont souvent considérés comme les Ferrari des mers. Entre les deux mythes transalpins, forgés dans la compétition et sacralisés par les beautiful people du monde entier, le parallèle a du sens... Ne jamais perdre le fil d’une histoire centenaire, telle est la mission des concepteurs des Riva d’aujourd’hui. Les clients eux-mêmes y veillent, comme le souligne Lia Riva, également présidente du Monaco Boat Service, qui célèbre cette année ses 60 ans : “À Monaco, l’un des marchés les plus importants de Riva, nos clients sont très attachés à la façon dont l’esprit et l’essence Riva se perpétue année après année. L’ancienne et la nouvelle génération se retrouvent autour de la gamme actuelle, du Rivale aux derniers Rivamare et Ribelle, en passant par les plus grands bateaux comme le Corsaro ou le Dolcevita, parce que studio Officina italiana, dans le respect de l’héritage de mon père, cultive une parfaite alchimie entre design classique et innovation.” Avec son pont principal réservé au propriétaire, ses quatre cabines VIP, ses terrasses, son jacuzzi et son garage à jet-skis, le tout entièrement personnalisable, le 50 MT s’impose comme le navire amiral de la gamme Riva. Une gamme qui débute avec l’Iseo et l’Aquariva, des canots ouverts de 8 et 10 mètres fidèles à l’esprit de l’Aquarama. Dans la catégorie supérieure des yachts à fly (pourvus d’un pont supérieur ouvert avec poste de pilotage), les derniers bijoux de Riva se nomment 110 Dolcevita, 90 Argo et 66 Ribelle.


Avec son look néo-retro particulièrement inspiré, ce dernier fait un carton chez les grands de ce monde, malgré un ticket d’entrée à plus de 3,5 millions d’euros. Si l’Aquariva reste pour l’instant le best-seller de la marque transalpine, cette dernière voit d’ailleurs son avenir en (très) grand: après les super yachts Argo et 50 MT (respectivement 37 et 50 mètres de long), ses ingénieurs planchent actuellement sur des projets de 70 et 90 mètres de long. “Carlo Riva, en plus d’être certainement le plus grand ingénieur dans le domaine du nautisme, était un véritable visionnaire et envisageait probablement déjà cette nouvelle ère de Riva.” Lia Riva peut être heureuse, les rêves de son père sont devenus réalité.

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