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Cindy Bruna : "Je me retrouve dans cette femme qui aime à la fois le confort et le style"

Le mannequin de 25 ans, repéré sur une plage du sud de la France et aujourd’hui exilé à New York, ajoute une corde à son arc avec la création d’une collection capsule pour Majestic Filatures.
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C’est la première fois que vous « prêtez » votre nom à une marque. Comment s’est passée cette collaboration avec Majestic Filatures ?

Très bien, surtout que je connaissais déjà l’équipe. J’avais fait une première campagne avec eux, où tout s’était parfaitement déroulé, notamment avec le photographe Gilles Bensimon. Mais là, c’est assez incroyable de voir mon nom sur des t-shirts.

Quel était votre rapport à la mode avant de vous lancer dans ce projet ?

J’ai grandi à Saint-Raphaël, une ville du sud où il n’y a pas vraiment de belles boutiques. Donc mon histoire avec la mode a réellement démarré lors de mon premier casting, pour Azzedine Alaïa. Je ne savais même pas marcher avec des talons alors je m’étais entrainée dans ma chambre. Puis j’ai eu la chance de porter ses robes, de déjeuner dans sa cuisine, de le regarder travailler, de défiler pour lui… Par la suite, et sans m’en rendre compte, entendre les équipes de Jean Paul Gaultier parler pendant les fittings m’a également donné un vocabulaire mode.

Comment avez-vous procédé pour élaborer cette collection avec Majestic ?

J’ai fait des croquis qui ne ressemblaient pas à grand chose car je ne sais pas dessiner, mais on pouvait quand même comprendre mes idées, qui se sont ensuite retrouvées dans de grands classeurs. On est partis de cet imprimé camouflage, un peu jungle, que je trouve très moderne, et de cette matière éponge, qui ressemble à du cachemire. L’idée était d’imaginer des intemporels aux couleurs assez simples, qui puissent traverser les années, et dans lesquels on se sentirait à l’aide. Il y a vraiment un bout de moi dans cette collection.

En quoi vous ressemble-t-elle ?

La robe t-shirt en coton, par exemple, est ma pièce préférée car elle n’est pas près du corps mais reste féminine quand même avec ses fronces sur le côté. On peut aussi bien la mettre la journée avec des boots, que le soir avec des hauts talons. Je me retrouve vraiment dans cette femme qui aime à la fois le confort et le style. Et je voyage beaucoup, donc c’est typiquement le genre de pièces que je porte au quotidien dans les avions.

Un remède anti-jetlag ?

Une discipline de fer : beaucoup de sport, bien dormir, bien manger et s’hydrater.

Un mantra ?

Profiter de l’instant présent. Mon problème, et je pense que c’est celui de beaucoup de monde, c’est que j’ai du mal à vivre dans le présent : je suis là, mais je pense déjà à mon diner du soir, à mon shooting du lendemain, à mon voyage de la semaine d’après… Avec nos vies à 200km/h il faut parfois savoir s’arrêter.

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